GENÈVE: La bande dessinée, un art qui ne connaît pas la crise
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GENÈVELa bande dessinée, un art qui ne connaît pas la crise

La Fête de la BD s'ouvre vendredi, au moment même où les événements consacrés au 9e art pullulent.

par
Myriam Genier

Les 15, 16 et 17 mai, les galeries de l'aéroport de Genève accueilleront la Fête de la BD, qui met à l'honneur la bande dessinée aéronautique. Forte du succès de sa première édition, la manifestation remet ça. La Fête de la BD, c'est le dernier-né des festivals consacrés au neuvième art, après Sismics à Sierre, BD-Fil à Lausanne, Tramlabulle à Tramelan et BédéMania à Belfaux. Les manifestations estampillées bédé sont-elles trop nombreuses? «Comparée aux festivals de films ou de musique, l'offre n'est pas si grande», nuance Pierre Berthod, président de Sismics, qui dément toute rivalité entre les festivals. «Nous sommes tous regroupés au sein de l'association Swiss Comics, et nous avons chacun un concept différent. De plus, les festivals ne se déroulent pas à la même période.»

Tous les acteurs romands de cet art s'accordent pour dire que la BD ne connaît pas la crise. Mais côté sponsors, c'est parfois plus difficile. «Certains n'ont pas pu nous financer à cause de la situation économique», explique Marine Bourgeay, présidente de la Fête de la BD, qui souhaite que sa manifestation acquière une place de choix à Genève. Après la récente apparition de ce festival, un nouveau venu pourrait-il encore voir le jour? «L'offre est suffisante. De plus, mettre en place un événement culturel est toujours difficile», juge Philippe Duvanel, directeur artistique de BD-Fil.

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