Genève: La banque UBS du village de Vernier a été braquée
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GenèveLa banque UBS du village de Vernier a été braquée

Un homme seul s'en est pris à la succursale, dans laquelle se trouvait un employé. Il a pris la fuite.

par
Jérôme Faas / leo

Un individu armé a braqué une agence de la banque UBS située à la rue du Village, à Vernier (GE), ce vendredi matin. Il a ensuite pris la fuite. La police cantonale genevoise a été alertée à 9h45, indique-t-elle. Des employés étaient sur place. Personne n'a été blessé. Aucune information quant à un éventuel butin n'est pour l'heure disponible. Une enquête a été ouverte.

Plusieurs véhicules de police ont été envoyés sur place, ainsi qu'une dizaine de gardes-frontière. Aux alentours de 11 heures, les forces de l'ordre, équipées de mitraillettes, étaient encore présentes en nombre sur place. La succursale, investie par des inspecteurs, a été fermée pour la journée. Durant un long moment, des hommes de la police judiciaire se sont affairés dans le petit chemin longeant l'immeuble de l'UBS et de la Coop. Ils ont en particulier observé et photographié un grillage donnant accès à l'espace vert situé au pied du 18B rue du Village.

«Un homme bien habillé»

Le braquage lui-même et la fuite du malfrat n'ont été vus, ou remarqués, par pratiquement aucun villageois. Seul Edgar, un jeune homme habitant à proximité, explique avoir parlé à client de la banque. «Il m'a raconté avoir vu le braqueur sortir de l'UBS. Il était bien habillé. Un employé se trouvait alors avec lui. Puis, le bandit serait parti tout seul.» S'agissant d'un témoignage indirect, il reste néanmoins sujet à caution.

Voiture suspecte repérée la veille

Par ailleurs, une employée de la Coop explique que jeudi soir, une voiture suspecte avait été repérée sur le parking du magasin alors qu'elle n'avait rien à y faire. Elle pense qu'il pourrait s'agir du véhicule du braqueur, venu faire des repérages.

Les ouvriers travaillant, à l'heure du vol à main armée, dans la rue du Village, à 50 mètres de la banque, n'ont absolument rien vu. Les commerçants, les facteurs et les riverains interrogés non plus. Isabelle, qui habite la rue, n'en revient pas. «En pleine journée, j'hallucine! Les gens n'ont vraiment peur de rien!» Bien sûr, elle se remémore le braquage de la Poste, en novembre 2006, par quatre Italiens dont l'un avait ouvert le feu sur une employée. «Mais là, c'était autre chose. La police nous avait interdit de sortir de chez nous.»

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