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JuraLa BCJ dégage un bénéfice net record en 2013

La Banque cantonale du Jura (BCJ) signe un grand cru. L'établissement, sis à Porrentruy (JU), a dégagé l'an passé un résultat net record de 9 millions de francs, en progression de 4,7% au regard de 2012.

Cette performance comprend une dotation aux provisions de 0,4 million, une charge fiscale de 4 millions, ainsi qu'une attribution aux risques bancaires de 6,5 millions. «Le bénéfice net augmente régulièrement», s'est réjoui mardi le directeur général de la BCJ Bertrand Valley en présentant les résultats 2013.

Hausse du bénéfice brut

Le bénéfice brut, qui mesure de la rentabilité de l'institut, a pour sa part atteint 20,7 millions de francs, soit une hausse de 3,6% sur une année. Autre fait qualifié de réjouissant, l'augmentation des créances hypothécaires dépasse les 100 millions de francs , une progression de 6,1%.

Les bonnes performances réalisées durant l'exercice 2013 permettent à la banque de proposer à l'assemblée générale un dividende de 5,4 millions, en hausse de 5,9%. Parallèlement, la BCJ renforce ses fonds propres avec une augmentation de 9,5 millions de francs. La somme de bilan atteignait 2,36 milliards ( 3,7%) à fin 2013.

La BCJ verse 5,3 millions de francs à l'Etat, dont 3 millions au titre de dividende et le reste sous forme d'impôts et de taxe. L'impôt communal s'élève lui à 1,18 million de francs.

Volet anticyclique

L'annonce le 23 janvier par le Conseil fédéral d'un relèvement du volet anticyclique, soit la couverture en fonds propres des créances hypothécaires, ne pose aucun problème à la BCJ, a expliqué le président du conseil d'administration Paul-André Sanglard. Cette mesure aura pour effet de réduire le taux de fonds propres qui passera de 198% à 192%.

Quant au programme américain de régularisation fiscale, il n'aura aucun impact sur les exercices futurs. «Tout est provisionné», a souligné M. Sanglard. La BCJ a annoncé à la fin de l'année dernière sa participation en catégorie 2 à ce programme de régularisation fiscale.

Bulle immobilière

Seule ombre au tableau, le niveau extrêmement bas sur la durée des taux d'intérêt avec la crainte d'une hausse abrupte. «La principale préoccupation aujourd'hui, c'est le marché immobilier qui poursuit sa hausse depuis plusieurs années», a expliqué M. Sanglard. «Une bulle immobilière est en train de naître, voire de s'accroître de jour en jour».

Le président du conseil d'administration a rappelé que l'explosion d'une bulle immobilière dans les années 80 avait eu des conséquences dramatiques sur le secteur bancaire. Un tel phénomène peut déboucher sur une réduction des transactions. La BCJ est prête à faire face à un tel scénario qu'elle a intégré dans la gestion du risque d'intérêt de la banque. (ats)

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