Conférence de Copenhague: La Belgique critique «vertement» Barack Obama

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Conférence de CopenhagueLa Belgique critique «vertement» Barack Obama

Le chef du gouvernement belge Yves Leterme a durement critiqué jeudi la position du président américain Barack Obama dans les négociations sur le climat à Copenhague, jugeant très décevantes ses propositions de réduction d'émissions de gaz à effet de serre.

«Les Américains ont offert de réduire de 4% leurs émissions (d'ici 2020 par rapport à 1990). C'est peu quand même pour un président des Etats-Unis qui veut prendre le leadership écologique», a déclaré M. Leterme. L'offre de l'UE de porter son effort de réduction de 20% à 30% «reste valable, mais il faut voir ce que font les autres, comme les Etats-Unis», a-t-il souligné. Pour l'heure, «nous nous sommes engagés pour 20%. J'espère que les Etats-Unis seront à la hauteur de l'évenement», a-t-il conclu.

Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE, s'était lui aussi montré critique vis à vis des engagements américains, irritant Washington.

«Nous jugeons que les engagements pris par les Etats Unis ne sont pas comparables aux efforts consentis par l'Union européenne et nous ne pensons pas que le moment est venu de prendre la décision de porter notre effort de réduction à 30%», a-t-il dit mercredi.

L'UE s'est engagée à réduire d'ici 2020 ses propres émissions de 20% par rapport à leurs niveaux de 1990 et offre de porter cet effort à 30% «si les autres pays développés (Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Norvège) consentent des efforts comparables».

Les négociations internationales sur le climat se sont engagées lundi à Copenhague. Le président américain Barack Obama a proposé de réduire les émissions de CO2 aux Etats-Unis de 17% par rapport à 2005 d'ici à 2020, ce qui correspond à une réduction de seulement 4% par rapport à leur niveau de 1990.

L'émissaire américain pour le climat Todd Stern a rejeté les critiques européennes. «C'est une offre très, très importante que nous faisons. C'est un tremblement de terre dans la politique américaine», a-t-il affirmé. (afp)

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