Actualisé 23.01.2018 à 07:01

Europe

La Belgique ré-évalue la menace terroriste

Bruxelles a revu à la baisse le niveau de la menace terroriste dans le pays, jugée désormais «peu vraisemblable».

Image d'archive - image prétexte

Image d'archive - image prétexte

AFP

Le premier ministre belge Charles Michel a annoncé lundi l'abaissement d'un cran, de 3 à 2, du niveau de la menace terroriste dans le pays. Des lieux et des événements ponctuels continueront toutefois de faire l'objet d'une surveillance étroite.

«L'OCAM (l'organisme chargé d'évaluer la menace, ndlr) a établi une nouvelle évaluation et considère globalement que l'on peut descendre du niveau trois au niveau deux», a précisé le porte-parole de M. Michel.

Il a toutefois souligné que des militaires resteraient positionnés dans ou devant des lieux jugés sensibles. Les médias ont cité les centrales nucléaires ou des lieux de culte comme les synagogues.

Ponctuellement, a ajouté le porte-parole, des grands rassemblements, liés par exemple à des événements sportifs, justifieront encore ces déploiements «kaki», qui font partie du quotidien des Belges depuis 2015.

Peu vraisemblable

Le niveau 2 de la menace, sur une échelle qui en compte 4, signifie qu'elle est désormais jugée «peu vraisemblable». La Belgique, frappée le 22 mars 2016 par des attentats djihadistes revendiqués par le groupe Etat islamique (32 morts à Bruxelles), n'avait connu que les niveaux 3 et 4 depuis trois ans.

La rétrogradation au niveau 2 a été décidée lundi lors d'un conseil national de sécurité, réunissant les principaux ministres et services de l'Etat chargés du maintien de l'ordre. Le directeur de l'OCAM Paul Van Tigchelt l'a justifié notamment par le délitement du groupe EI en zone irako-syrienne, et le fait qu'«il n'y a plus eu depuis trois mois, sur le sol européen, d'attentat revendiqué» par cette organisation. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!