Suisse: La belle histoire du basketbag… genevois!
Joana Bender
Publié

SuisseLa belle histoire du basketbag… genevois!

À 21 ans, la Genevoise Joana Bender a lancé sa marque de sacs confectionnés avec des ballons de basket-ball, de football américain ou des balles de tennis.

par
Camille Pagella

Elle ne pense qu’à ça. «Ce ne serait même pas trop de dire que toute ma vie tourne autour de ça. Aujourd’hui, je n’ai plus le temps de faire autre chose!» Tous les jours, entre deux cours en ligne, Joana Bender s’affaire dans un coin de sa cuisine, devenu un atelier temporaire. La Genevoise de 21 ans confectionne un, deux ou même trois sacs à partir de ballons de sport pour les vendre via sa page Instagram et son site internet, La fripe à Jo. Résultat? Cela part comme des petits pains. En quelques mois, elle a vendu plus de 250 sacs et en a envoyé une quinzaine à des influenceuses pour qu’elles assurent une partie de sa promotion. Et le succès est tel, que Joana Bender décide de se professionnaliser. «J’assurais alors mes ventes via la messagerie Instagram mais il y a quelques semaines je n’arrivais vraiment plus à suivre la demande!» Un peu moins de 48 heures après le lancement du site, 80% des stocks ont trouvé preneurs.

L’étudiante en deuxième année à la Haute École de travail social de Genève ne s’attendait pas à un tel succès. Passionnée de mode depuis toujours, elle lance sa page Instagram en octobre 2019 sur laquelle elle propose des vêtements de seconde main et organise des vide-dressings qui prennent place dans des restaurants de la Cité de Calvin. «Et puis mars 2020 est arrivé, plaisante-t-elle. Je me suis retrouvée avec une tonne de tissus chez moi et pendant le confinement, j’ai décidé de me lancer dans le stylisme.»

La Genevoise confectionne à la main un à trois sacs par jour.

La Genevoise confectionne à la main un à trois sacs par jour.

Joana Bender

Autodidacte, la jeune femme récupère des ballons de basket-ball et les transforme en sacs, suivant le modèle de la ligne de maroquinerie de l’ancienne joueuse de basket-ball américaine, Andrea Bergart. «Je n’avais pas de formation dans le domaine mais je pense qu’à force de m’y intéresser, de toucher des tissus ou des matières, j’ai eu le courage de me lancer.» Quelques mois après le lancement de sa marque, elle contacte des influenceuses sur Instagram et… bingo!

Au début, elle met près de trois heures pour confectionner les premiers sacs. Aujourd’hui, il faut compter entre une heure et une heure et quart. Ce gain de temps lui permet d’en créer environ trois par jour, «mais avec les cours en ligne et les heures de travail que me demande l’entretien de ma page Instagram, je n’ai pas vraiment le temps de faire beaucoup d’autres choses. Je suis devenue accro!»

Ton opinion

8 commentaires