Actualisé 21.09.2017 à 02:02

RohingyasLa Birmanie assure que la situation s'améliore

Malgré les critiques, un responsable birman a affirmé mercredi à l'ONU que la situation des Rohingyas s'améliorait dans l'Etat Rakhine.

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Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)

Des crimes de guerre ont bien été commis contre les Rohingyas mais pas de génocide, assure un rapport d'enquête birman lundi. (20 janvier 2020)

AFP
L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)

L'ancienne icône de la démocratie Aung San Suu Kyi comparait devant la Cour internationale de justice mardi pour défendre la Birmanie, accusée par d'autres pays de «génocide» contre les Rohingyas. (Mardi 10 décembre 2019)

Keystone
Aung San Suu Kyi, à gauche, est accueillie par un représentant du Myanmar à son arrivée à l'aéroport de Rotterdam, aux Pays-Bas. (8 décembre 2019)

Aung San Suu Kyi, à gauche, est accueillie par un représentant du Myanmar à son arrivée à l'aéroport de Rotterdam, aux Pays-Bas. (8 décembre 2019)

AFP

Au lendemain d'un discours très critiqué d'Aung San Suu Kyi, un haut responsable birman a réaffirmé mercredi à l'ONU que la situation «s'améliorait» dans l'Etat Rakhine et promis d'accélérer l'acheminement de l'aide humanitaire.

Sans jamais prononcer le nom de la minorité Rohingya, parlant uniquement de «musulmans», le second vice-président birman Henry Van Thio a répété, comme l'avait fait San Suu Kyi mardi, qu'il n'y avait eu «aucune violence armée signalée depuis le 5 septembre» et que «la situation dans l'Etat Rakhine s'améliorait».

Dans ce contexte, il a affirmé devant l'Assemblée générale de l'ONU ne pas «comprendre la raison de l'exode» persistant de cette minorité musulmane marginalisée vers le Bangladesh.

Priorité à l'aide humanitaire

D'autant, a-t-il souligné, que d'autres populations, des minorités non musulmanes, ont aussi été obligées de fuir leur foyer, même si «le monde reste indifférent à leur sort». Il a néanmoins assuré que l'aide humanitaire était désormais «la première priorité» de son gouvernement. «Nous allons veiller à ce que l'aide parvienne à tous ceux qui en ont besoin, sans discrimination», a-t-il indiqué.

Le tollé international provoqué par le sort des Rohingyas avait repris de plus belle mardi à l'ONU, après le discours à la nation birmane d'Aung San Suu Kyi qui n'a apporté aucune solution concrète.

Plus de 420'000 Rohingyas ont trouvé abri au Bangladesh depuis le 25 août pour fuir les violences dans l'ouest de la Birmanie voisine, où l'armée de ce pays mène ce que l'ONU et plusieurs grands dirigeants ont qualifié de nettoyage ethnique. Le président français, Emmanuel Macron, unique chef d'Etat à ce jour à avoir utilisé l'expression, a été jusqu'à employer mercredi le terme de «génocide».

Le Bangladesh a envoyé mercredi ses forces armées à la rescousse dans le sud du pays pour gérer l'aide aux réfugiés Rohingyas, alors que la crise humanitaire semble s'installer dans la durée. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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