Actualisé 27.10.2008 à 06:34

CriseLa Bourse de Tokyo tombe à son plus bas en 26 ans

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a atteint lundi son plus bas niveau en près de 26 ans en ouvrant en baisse.

Le club de pays riches du G7 s'est déclaré prêt lundi à coopérer pour freiner l'envolée du yen, tandis que les marchés d'Asie vivaient une nouvelle débandade dans le sillage de Tokyo. La Bourse japonais a plongé lundi à son plus bas de 26 ans.

L'indice Nikkei 225 a perdu 486,18 points ou 6,36% à 7162,90 points, son plus bas niveau depuis 26 ans, plombé par les valeurs bancaires et l'appréciation du yen.

La Bourse de Séoul chutait pour sa part de 1,16% vers 05H55 GMT (06h55 HEC). En Australie, la banque centrale est intervenue lundi pour soutenir le dollar australien, qui a perdu 37% de sa valeur face au dollar américain depuis juillet.

Vers 05H55 GMT, la Bourse de Sydney dégringolait de 3,22%, Bombay 5,31% et Bangkok 6,96%. A la mi-séance, Hong Kong perdait 4,22%, Shanghai 3,61%. Manille a terminé sur un plongeon de 12,3% et Taipei a perdu 4,65%. Les Bourses de Singapour et de Kuala Lumpur étaient fermées lundi en raison d'un jour férié.

A l'affût de tous les signes de détérioration de la conjoncture, les marchés attendent une avalanche de résultats d'entreprises américaines, européennes et japonaises. Certaines risquent d'annoncer des plans d'économies, des réductions d'effectifs et des abaissements d'objectifs.

Communiqué du G7 sans effet

Le G7 - Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie Japon et Royaume-Uni - s'est inquiété dans un communiqué de la «volatilité excessive du yen» et s'est déclaré prêt à «coopérer» pour rétablir le calme et la stabilité sur les marchés.

Le bref communiqué du G7 n'a visiblement eu presque aucun effet sur le marché des changes. Après une très légère dépréciation, la devise japonaise continuait à grimper face au dollar à Tokyo en début d'après-midi.

Cette déclaration du G7 survient alors que les marchés s'interrogent sur la possibilité d'une intervention du gouvernement japonais pour tenter de calmer la hausse du yen, nuisible pour les exportations nippones. Le Japon n'est pas intervenu sur le marché depuis mars 2004.

Si le Japon est pénalisé par la crise, ce sont les économies émergentes qui s'avèrent les plus violemment frappées. Appelé à la rescousse, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé dimanche soir une aide «substantielle» à la Hongrie, quelque heures après l'octroi d'un prêt de 16,5 milliards de dollars à l'Ukraine conditionné par l'adoption d'un programme anticrise. Auparavant, le FMI avait déjà secouru l'Islande et la Géorgie.

(ats)

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