Tunindex: La bourse de Tunis termine 2008 en beauté
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TunindexLa bourse de Tunis termine 2008 en beauté

Dans la tourmente boursière mondiale, la petite Bourse de Tunis aura été l'une des rares à réaliser une performance positive en 2008.

Elle a réalisé une progression de 10,7% de son indice, le Tunindex.

«Tunis apparaît ainsi comme une oasis de stabilité financière, rien de mieux pour l'investissement étranger!», lance un analyste, avant de relativiser. «Ce résultat doit être corrélé avec la faible capitalisation et le peu d'intégration d'une Bourse somme toute naissante», indique cet expert à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Faible ouverture

«La Bourse est restée à l'abri de la crise mais pour de mauvaises raisons qui sont essentiellement le faible degré d'ouverture du marché», estime Adel Grar, président des intermédiaires en Bourse.

Il n'y a pas eu de problèmes de liquidité et «le marché de bloc a correctement fonctionné», décrète-t-il à une réunion bilan de l'Association de l'analyse financière (Ataf).

En 2008, Tunis n'aurait été surclassé que par le succès mirifique d'Accra au Ghana (&50%) ou celui affiché par Quito en Equateur (&22%), selon un classement du magazine Challenges. En octobre déjà, Bloomberg Television la classait en deuxième position en matière de performances boursières avec 17,3%, après Accra mais devant Quito.

La Banque Centrale de Tunisie assurait aussitôt que le marché financier allait être à «l'abri des risques de contagion», son gouverneur expliquant que les placements étrangers se limitent à 25% de la capitalisation boursière.

Faible capitalisation

Ces capitaux sont détenus par des «actionnaires de référence» et seuls 10% des investissements sont «flottants», notait Taoufik Baccar à la presse.

La palme qui revient au marché de Tunis s'appuie sur le critère de la performance sans tenir compte de la capitalisation boursière qui, elle, se limite à 5 milliards de dinars (1 dinar = 0,815 franc), soit une des plus faibles de la région.

La quarantaine d'entreprises cotées sont essentiellement des banques. Malgré sa «performance mondiale», la Bourse de Tunis «reste relativement peu ouverte aux investisseurs étrangers», constate Fadhel Abdelkéfi, directeur général de l'intermédiaire Tunisie Valeurs. (ats)

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