Actualisé 29.09.2011 à 20:09

Marchés

La Bourse suisse termine en hausse de 1,03%

La Bourse susse a clôturé dans le vert jeudi, après la publication de bons indicateurs aux Etats-Unis et le feu vert des députés allemands au renforcement du fonds européen de secours (FESF). L'indice principal SMI a progressé de 1,03% à 5608,60 points.

Après un début légèrement négatif, le SMI s'est hissé dans le vert et a inscrit un plus haut du jour de 5637 points qu'il n'a pas pu défendre en fin de séance. L'ambiance a été soutenue par les espoirs accrus de solution politique à la crise de la dette en zone euro. Dans l'après-midi, l'annonce de la révision à la hausse du produit intérieur brut (PIB) américain au deuxième trimestre a encore fourni un élan supplémentaire aux marchés.

En Allemagne, le Bundestag a largement approuvé l'élargissement du plan de sauvetage financier de la zone euro. Cela n'a pas été une surprise et n'a donc eu qu'un moindre impact. Dans l'ensemble, la nervosité reste de mise, notent les courtiers. Les espoirs de solution à la crise ont certes augmenté, mais il reste des risques de déception, ce qui entraînerait alors une rechute des cours.

L'indice élargi SPI (Swiss Performance Index) a gagné 0,90% à 5080,92 points et le SLI (Swiss Leaders Index) 0,95% à 839,30 points.

Nobel Biocare en tête

Parmi les blue chips, Nobel Biocare ( 6,7%) et Clariant ( 5,9%) viennent largement en tête, eux qui font partie des valeurs qui ont accusé les pires performances depuis le début de cette année.

Holcim ( 4,2%), Adecco ( 3,8%) et Swiss Re ( 3,9%) ont aussi fait mieux que la moyenne. Lonza ( 3,1%) a fait état de progrès dans le processus de reprise de l'américain Arch Chemicals. Les autorités françaises ont donné leur feu vert à l'opération.

Aux financières, Swiss Life ( 3,4%), ZFS ( 2,9%), Credit Suisse ( 3,4%) et UBS ( 2,6%) ont aussi réalisé de belles performances. Julius Bär a pris 1,8%. L'on continue de spéculer sur une nouvelle augmentation du fonds de stabilité financière européenne et suffisamment de liquidités serait bon pour les banques.

Bâloise, Sonova, ABB et Geberit ont toutes gagné plus de 2%.

Dans le camp des perdants, Schindler a reculé de 1,8% et Actelion de 0,6%. Transocean a chuté de 5,3%. Les valeurs du luxe Swatch Group (-5,8%) et Richemont (-6,7%) ont fortement baissé également après une étude de Morgan Stanley qui a classé le numéro un mondial de l'horlogerie à «underweight» et «least preferred stock» du secteur. Richemont en a aussi souffert.

(ats)

Les Bourses européennes saluent de bons indicateurs aux Etats-Unis

Les Bourses européennes ont terminé dans le vert jeudi. Les marchés ont salué une série de bons indicateurs économiques aux Etats-Unis ainsi que l'adoption à une confortable majorité par le Parlement allemand du renforcement du fonds de secours de la zone euro (FESF).

Hésitantes dans la matinée, les Bourses ont véritablement décollé après la révision à la hausse de la croissance américaine au deuxième trimestre à 1,3% en rythme annualisé, soit 0,3 point de plus que précédemment estimé.

Toujours aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage ont chuté la semaine dernière à leur plus bas niveau depuis début avril. Cette amélioration «significative et inattendue» constitue «un pas bienvenu dans la bonne direction», s'est réjouie Lindsey Piegza, analyste de FTN Financial.

A contre-courant en Europe, la Bourse de Londres a terminé légèrement dans le rouge. L'indice Footsie-100 a cédé 0,40%. A Wall Street, l'indice Dow Jones gagnait 1,67% et le Nasdaq 0,39% vers 18h00.

Une fois de plus, les valeurs bancaires ont mené la danse. UBS et Credit Suisse ont gagné respectivement 2,6% et 3,4%. En France, Société Générale a bondi de 5,82%, BNP Paribas de 5,00%. En Allemagne, Commerzbank a pris 4,69%. En Italie, UniCredit a grimpé de 6,04% et Intesa Sanpaolo de 5,88%. Le groupe financier néerlandais ING a flambé de 7,39%.

Rebond grâce aux Etats-Unis

«Le gros de la hausse se fait sur les bons chiffres venus des Etats-Unis», a confirmé Dov Adjedj, vendeur d'actions chez le courtier Aurel.

Largement anticipée, l'adoption à une large majorité par le Bundestag allemand de l'élargissement du FESF décidé par la zone euro le 21 juillet n'avait pas réussi, en matinée, à donner des couleurs aux marchés.

L'issue du vote ne faisait pas de doute, deux des trois partis d'opposition, les sociaux-démocrates (SPD) et les Verts, ayant promis leurs voix. Mais la question était de savoir si la chancelière Angela Merkel ferait le plein au sein de sa coalition. Mme Merkel a finalement obtenu le soutien de 315 députés sur les 330 de la majorité.

«Cette adoption était largement attendue», ont reconnu les analystes de Barclays Capital. Pour autant, elle constitue «une étape clé en vue de mettre en oeuvre les pouvoirs étendus du FESF», ont-ils ajouté.

En Grèce, la troïka des créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) est revenue jeudi à Athènes pour inspecter les comptes du pays.

Le président français Nicolas Sarkozy rencontrera vendredi le Premier ministre grec Georges Papandréou pour «faire le point avec lui de la situation que connaît actuellement la Grèce», a annoncé l'Elysée.

Wall Street finit sans direction

La Bourse de New York a achevé sans direction claire une séance très volatile jeudi, les investisseurs trouvant peu de réconfort dans l'actualité du jour en Europe: le Dow jones a gagné 1,29% mais le Nasdaq a perdu 0,45%.

Selon des chiffres provisoires, le Dow Jones Industrial Average a progressé de 141,57 points à 11.152,47 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 11,33 points à 2.480,25 points.

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