Actualisé 21.11.2018 à 14:44

Votation du 25 novembreLa brochure d'explication sera encore corrigée

La commission de gestion du Conseil national avait signalé un problème au gouvernement il y a dix jours, au sujet des détectives dans la brochure pour les votations de dimanche.

Seule la version numérique sera corrigée.

Seule la version numérique sera corrigée.

Keystone

La brochure explicative des votations fédérales de dimanche sera à nouveau corrigée au sujet des détectives. Après l'erreur sur le nombre de soupçons d'abus aux assurances, le Conseil fédéral a décidé mercredi de rectifier celle sur les compétences des services de renseignement.

La commission de gestion du Conseil national avait signalé le problème au gouvernement il y a dix jours. La boulette concerne un tableau figurant à la page 29 qui compare l'arsenal de moyens autorisés pour les assurances sociales, la police ou le ministère public et le Service de renseignement.

Nouvelles méthodes

Avec la nouvelle loi sur le renseignement, les agents fédéraux pourront surveiller des communications, observer des faits dans des lieux privés, si nécessaire en installant des micros ou de caméras, ou perquisitionner secrètement des systèmes informatiques et y installer des «chevaux de Troie».

Ces mesures limitées dans le temps sont soumises à une procédure d'autorisation en cascade. Elles ne seront utilisées qu'en dernier recours pour lutter contre le terrorisme, la prolifération d'armes, l'espionnage et les attaques contre les infrastructures critiques. L'extrémisme violent ne figure pas dans la liste et n'aurait donc pas dû être mentionné dans la brochure sous le tableau.

Correction en ligne

Seule la version numérique sera corrigée. Il avait déjà fallu rectifier une erreur constatée par l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS). Selon la version papier, «Entre 2009 et 2016, l'AI a ouvert une enquête sur quelque 2000 soupçons d?abus par an en moyenne, dont 220 environ ont donné lieu à une observation».

En réalité, l'AI «a ouvert une enquête sur quelque 2400 soupçons d?abus par an en moyenne, dont 150 environ ont donné lieu à une observation». Les nouveaux chiffres peuvent être consultés sur le site Internet de l'OFAS ainsi que dans la version électronique de la brochure explicative du Conseil fédéral depuis deux semaines.

Cette erreur n'a rien à voir avec la plainte du comité référendaire, accusant les autorités de communiquer de manière tendancieuse et de répandre des spéculations. Le Tribunal fédéral a rejeté fin octobre la demande du comité de stopper l'envoi. Le TF ne s'est en revanche pas encore prononcé sur le contenu de la plainte, précisant que la votation pouvait toujours être annulée a posteriori si le texte devait être accepté sur la base d'informations erronées. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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