La candidature officieuse du colonel crée le débat Contrôles stricts avant
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La candidature officieuse du colonel crée le débat Contrôles stricts avant

Surpris par l'annonce de Raphaël Rebord, les élus romands s'interrogent surtout sur la manière.

La candidature non officielle, mais déclarée, du chef d'état-major de la police genevoise au poste de patron de l'armée («20minutes» d'hier) ne laisse personne indifférent. «Je ne sais pas si proposer ses services par voie de presse est la bonne solution, s'interroge Isabelle Moret, vice-présidente des radicaux. Mais je me réjouis de constater qu'un tel poste, aussi exposé, suscite autant d'intérêt de la part d'un homme qui apparaît très compétent.» Ueli Leuenberger, lui, connaît Raphaël Rebord. «Pourquoi pas? se demande le président des Verts. Il ne faudrait toutefois pas qu'avec un policier à sa tête, l'armée se transforme en police fédérale. Ce n'est pas sa vocation.»

Le socialiste Carlo Sommaruga craint aussi un «mélange des genres». Le conseiller national s'étonne également de la démarche du policier: «Il aurait été plus judicieux de contacter par écrit les concernés.» Du côté de l'UDC, on se montre plus enthousiaste. «A priori, il possède toutes les qualités requises, témoigne Yvan Perrin, vice-président du parti agrarien. Ce serait bien que Samuel Schmid mette en place quelqu'un de rassembleur». Christophe Darbellay ne trouve «pas très sérieux une demande par presse interposée». Même si le président du PDC apprécierait un compatriote valaisan à la tête de l'armée! Le porte-parole du Département militaire, lui, conseille à Raphaël Rebord d'envoyer son dossier à Berne.

dti

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