Attentats de Paris: La ceinture explosive d'Abdeslam était fichue

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Attentats de ParisLa ceinture explosive d'Abdeslam était fichue

Plus de deux ans après les attaques du 13 novembre 2015, le rapport de l'expertise est formel: le gilet dont s'était débarrassé l'unique survivant du commando ne fonctionnait pas.

par
joc

Le soir du 13 novembre 2015, après les attentats du stade de France, du Bataclan et des terrasses, Salah Abdeslam a laissé sa voiture dans le 18e arrondissement de Paris. L'unique survivant du commando terroriste a ensuite traversé la capitale française jusqu'à Montrouge. C'est là qu'il s'est débarrassé de sa ceinture explosive, qu'il a jetée sur un trottoir. Les enquêteurs, qui ont retrouvé ce gilet, ont remarqué qu'il manquait la pile et le bouton poussoir.

Le dispositif a été testé en laboratoire. Et plus de deux ans après les attentats, le rapport de police l'affirme: le gilet explosif de Salah Abdeslam était défectueux, et n'aurait pas pu fonctionner même avec les deux éléments manquants, rapporte Franceinfo. Selon l'expertise demandée par les juges d'instruction, un câble de la ceinture était endommagé à l'avant et «une petite pièce du détonateur était cassée à l'arrière».

Il affirme avoir voulu mourir en martyr

Salah Abdeslam a-t-il voulu se faire exploser ou s'est-il «dégonflé» au dernier moment? Pour l'heure, le flou règne encore autour des réelles intentions du frère de Brahim, qui a activé sa ceinture explosive dans un bar de la capitale. L'expertise n'a pas permis de déterminer si le jeune homme a essayé d'appuyer sur le bouton qui devait se trouver sur son gilet. Abdeslam, lui, avait raconté à plusieurs de ses proches que son dispositif n'avait pas fonctionné. Dans une lettre retrouvée après son interpellation, le terroriste affirmait vouloir mourir en martyr.

Salah Abdeslam sortira peut-être enfin de son silence le 5 février prochain à Bruxelles, où il doit être jugé pour «tentative d'assassinat sur plusieurs policiers français et belges dans un contexte terroriste». Pour l'heure, les enquêteurs ignorent toujours quelle pouvait être la cible du jeune homme le soir du 13 novembre 2015. Incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris, Abdeslam a exercé son droit au silence devant les juges d'instruction français.

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