Actualisé 11.04.2011 à 09:41

Catastrophe au JaponLa centrale submergée par le tsunami en vidéo

Selon Tokyo, le risque de fuite radioactive majeure à Fukushima s'est «considérablement réduit», tandis que de nouvelles images du tsunami 11 mars sont disponibles.

Un mois jour pour jour après le séisme et le tsunami à l'origine de l'accident nucléaire à Fukushima, les autorités envisagent d'élargir la zone d'exclusion, bien que les nouvelles en provenance de la centrale soient rassurantes.

Nouvelles images du tsunami sur la centrale de Fukushima.

«Le risque que la situation à la centrale nucléaire se détériore et qu'elle débouche sur une nouvelle fuite radioactive majeure s'est considérablement réduit», a dit lundi Yukio Edano, porte-parole du gouvernement japonais.

«Il est évident que la centrale n'est pas en état de fonctionner normalement», a reconnu le porte-parole. «Nous devrons continuer à demander aux résidents d'évacuer dans le cas où un tel incident arriverait (..) Mais nous pensons que ce risque est devenu beaucoup plus réduit comparé à la situation une semaine ou même deux semaines après le séisme.»

Critiqué aussi bien par sa propre population que par des pays étrangers, notamment la Chine et la Corée du Sud, le gouvernement japonais se prépare à élargir la zone d'exclusion autour de la centrale, actuellement d'un rayon de 20 km, écrit le journal «Asahi».

D'après le journal «Asahi», le rayon de la zone d'exclusion va être porté à 30 km en certains endroits, en fonction de la direction des vents, et les habitants vont avoir une semaine pour se préparer à partir.

Mesure réclamée par l'AIEA

Résumé de la situation à la centrale

Le gouvernement a jusqu'à présent résisté aux appels en ce sens de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA), alors que des pays comme les Etats-Unis et l'Australie ont invité leurs ressortissants à ne pas s'approcher à moins de 80 km du site.

Le «Japan Times» affirme que les autorités vont bientôt complètement boucler la zone d'exclusion pour empêcher les habitants de venir rechercher des éléments personnels à leur domicile.

Le gouverneur de Fukushima, Yuhei Sato, a critiqué cette politique d'évacuation. Il a rappelé que les riverains habitant à une distance comprise entre 20 et 30 km avaient initialement reçu pour consigne de rester cloîtrés chez eux avant d'être incités à partir sur une base volontaire.

D'après les médias japonais, Yuhei Sato refusera de rencontrer le président de Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale, lorsque ce dernier se rendra dans la région lundi.

Le 11 mars, une vague de 14 mètres de haut, provoquée par un séisme de magnitude 9, a détruit le réseau d'alimentation électrique et interrompu les circuits de refroidissement à Fukushima Daiichi (Nð1), provoquant un début de fusion des barres de combustible, suivi d'explosions et de dégagements de fumées radioactives. (ats)

Une minute de silence

Une minute de silence a été observée lundi dans le nord-est du Japon par des survivants et des sauveteurs. Elle est intervenue un mois jour pour jour après le séisme et le tsunami géants le 11 mars à 14h46 (07h46 en Suisse).

Cette catastrophe, la plus grave qu'ait connue l'archipel depuis la Seconde guerre mondiale, a fait plus de 27'000 tués et disparus, selon un bilan encore provisoire de la Police.

A l'heure exacte où la première secousse, de magnitude 9, a frappé les côtes Pacifique du Tohoku (nord-est), les sirènes ont retenti et la population locale s'est immobilisée pour observer une minute de silence à la mémoire des victimes.

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