Suisse: La chambre haute ne veut pas libéraliser les bus
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SuisseLa chambre haute ne veut pas libéraliser les bus

Le Conseil des Etats a mis son veto à une libéralisation du marché du transport de voyageurs en autocar pour les lignes longue distance en Suisse.

Photo d'illustration.

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La motion du National en ce sens a été tacitement enterrée par le Conseil des Etats ce lundi 11 décembre.Les pays européens ont déjà ouvert leur marché, créant une nouvelle offre efficace et moins chère pour les consommateurs, estimait l'auteur de motion, le conseiller national Philippe Nantermod (PLR/VS). Même en France, le gouvernement socialiste a admis ce moyen de transport et table sur des créations d'emplois.

Et cette proposition favoriserait l'innovation. Interdire ce développement risquerait de laisser la Suisse sur le carreau. Le transport en car ne concurrencerait pas trop les CFF, la clientèle n'est pas la même. Les jeunes et les aînés qui ont du temps mais moins de moyens sont davantage attirés par ces offres, selon le libéral-radical.

Concurrence néfaste

Le Conseil des Etats ne l'a pas entendu de cette oreille. Suivant le Conseil fédéral, il a estimé qu'il n'y a aucun besoin d'agir et qu'une libéralisation sans condition ne bénéficierait ni aux passagers ni aux transports publics dans leur ensemble. Claude Hêche (PS/JU) a brandi le risque de concurrence néfaste pour les transports publics.

Une telle mesure remettrait en question tout le système de transport longue distance en Suisse, qui a fait ses preuves, ont renchéri ses collègues socialistes Géraldine Savary (VD) et Paul Rechsteiner (SG). Même au PLR, Andrea Caroni (AR) a jugé cette proposition trop radicale, car les différents acteurs ne seraient pas sur un pied d'égalité par rapport aux obligations légales. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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