France: La chasse au loup d'un maire était «illégale»
Actualisé

FranceLa chasse au loup d'un maire était «illégale»

La préfecture du département français des Hautes-Alpes a estimé dimanche que l'arrêté du maire d'un village, mi-mai, autorisant le tir à vue d'un loup sur sa commune, était «illégal».

Le canidé était accusé d'une double attaque contre un troupeau de moutons.

Le canidé était accusé d'une double attaque contre un troupeau de moutons.

«Une lettre d'observation a été envoyée au maire de Pelleautier lui demandant de retirer son arrêté», a déclaré dimanche soir un porte-parole de la préfecture du département français des Hautes-Alpes.

L'élu avait pris cette décision après l'attaque d'un troupeau de moutons dans un parc fermé et électrifié par un loup, une espèce protégée par la convention de Berne. L'éleveur avait déjà perdu cinq animaux lors d'une première attaque.

Tir de défense autorisé

Selon les derniers chiffres du département des Hautes-Alpes, treize attaques et 30 animaux victimes d'attaques ont été comptabilisées entre janvier et avril, contre trois attaques et sept victimes sur la même période en 2014.

Le préfet des Hautes-Alpes a aussi signé un arrêté, autorisant le tir de défense pour des éleveurs qui seraient dorénavant victimes d'une attaque de loup dans les communes de Pelleautier ou de La Bâtie-Montsaléon.

Selon des chiffres officiels, plus de 8000 brebis ont été tuées en France en 2014 par canis lupus, une situation jugée intenable par les éleveurs qui estiment que l'avenir du pastoralisme est en jeu. (ats)

Ton opinion