Actualisé 18.03.2011 à 16:06

Vaud

La «chasse» aux mendiants fait un flop à Lausanne

Le Parti libéral-radical est loin du compte dans sa quête aux signatures pour valider son initiative pour interdire la mendicité par métier dans la commune.

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La mendicité est notamment pratiquée au centre-ville de Lausanne. (key)

La mendicité est notamment pratiquée au centre-ville de Lausanne. (key)

Le 3 février, les libéraux-radicaux (PLR) lançaient leur initiative destinée à interdire la mendicité par métier sur le territoire lausannois. Six semaines après son lancement, celle-ci fait un flop auprès de la population.

Alors que le PLR a jusqu'au 3 mai pour récolter 8333 signatures, elle est en effet encore loin du compte. La semaine dernière, les libéraux-radicaux n'avaient déposé que 2500 signatures, soit 2000 de moins qu'espéré à mi-parcours», rapporte le journal «24 Heures» de vendredi.

«L'initiative est très mal barrée»

«On est en retard. Nous allons devoir mettre un bon coup. Mais je suis encore optimiste», confie Mathieu Blanc, président du comité d'initiative, au quotidien vaudois. Il précise que le comité compte mener quelques actions (tous-ménages, etc. ) pour tenter de booster la récolte de paraphes.

Pour Claude-Alain Voiblet, président de l'UDC du district de Lausanne, l'initiative ne devrait pas aboutir. «Bien que ce ne soit pas l'UDC qui a lancé cette initiative, nous avons participé à la récolte de signatures. L'UDC en a fourni déjà quelque 600 au comité d'initiative et va encore lui en transmettre environ 400. Mais après, nous n'en récolterons pas davantage», souligne-t-il.

«Le manque de signatures recueillies peut s'expliquer par le délais légal pour récolter 8000 à 9000 signatures à Lausanne. En trois mois, c'est quasi mission impossible! En constatant que le PLR n'a pas réussi à recueillir au moins 6000 signatures en période électorale en étant présent sur les marchés, on peut se dire que c'est très mal barré», analyse Claude-Alain Voiblet.

Un échec du PLR

Selon lui, une autre explication est le nombre de Lausannois qui sont directement confrontés à la mendicité en ville. «Cela concerne surtout les gens qui fréquentent le centre-ville, St-François, la Palud ou St-Laurent. De nombreux Lausannois ne se sentent ainsi pas concernés», relève-t-il.

«La mendicité à Lausanne est une préoccupation de l'UDC depuis 2007 et le PLR a voulu récupérer cette problématique en période électorale. En lançant l'initiative, c'est aux libéraux-radicaux d'assumer l'essentielle de la récolte des signatures et d'assumer son éventuel échec», conclut Claude-Alain Voiblet. Celui-ci estime que l'initiative, lancée par le PLR, a «mis un frein à la recherche d'une solution contre la mendicité».

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