Actualisé 12.04.2017 à 15:16

RachatLa Chine avalise le rachat de Syngenta

Les autorités chinoises ont donné leur feu vert au mariage entre ChemChina et le géant bâlois.

Ce feu vert marque une étape de plus, presque la dernière, vers la finalisation du rachat.

Ce feu vert marque une étape de plus, presque la dernière, vers la finalisation du rachat.

Keystone

Le ministère du commerce chinois (MOFCOM) valide à son tour l'acquisition du groupe agrochimique bâlois Syngenta par le géant chinois ChemChina. Presque tous les obstacles à la transaction ont maintenant été levés.

Ce feu vert marque une étape de plus vers la finalisation du rachat, attendu dans le courant du deuxième trimestre 2017, indique mercredi Syngenta dans un communiqué. Les deux prétendants ont pour l'heure récolté 19 approbations nationales ou régionales. L'Inde notamment doit encore se prononcer.

L'offre publique d'achat (OPA) avait vu son délai d'échéance être prolongé à six reprises, en raison de temps requis pour les diverses autorisations. La transaction à 43,2 milliards de dollars (43,1 milliards de francs au cours actuel), annoncée en février 2016, est la plus grande opération chinoise à l'étranger.

A la Bourse suisse, le titre Syngenta réagissait positivement à cette annonce. Vers 14h45, il gagnait 2,66% à 462,90 francs (pas loin du prix par action dans le cadre de l'OPA, 465 dollars et 5 francs de dividende spécial), dans un marché SMI orienté en légère hausse.

Plusieurs approbations

Syngenta et ChemChina ont reçu récemment l'approbation sous conditions des gendarmes de la concurrence européen, américain et mexicain. Les réserves de Bruxelles et Washington sont liées à la cession par les deux partenaires d'activités en lien avec les pesticides.

La Commission européenne demande ainsi au groupe étatique ChemChina de vendre en partie son activité dans les pesticides en Europe. L'autorité américaine de la concurrence exige quant à elle de Syngenta qu'il cède trois pesticides. Il s'agit de l'herbicide paraquat, de l'insecticide abamectin et du fongicide chlorothalonil.

Lundi, Syngenta annonçait par ailleurs que les autorités mexicaines donnaient leur feu vert à la transaction. Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, la Commission mexicaine de la concurrence économique (Cofece) a toutefois posé à son tour des conditions pour autoriser le rachat.

Problème de concurrence

Elle souligne notamment que l'opération telle que présentée initialement mettrait en péril la libre concurrence sur le marché des herbicides sélectifs contre les dicotylédones dans les cultures de canne à sucre, ainsi que des fongicides de contact dans plusieurs types de cultures.

«Si l'opération était réalisée sans conditions, ChemChina obtiendrait une position dominante dans ces marchés», constate le gendarme des marchés d'Amérique centrale. La fusion aurait pour effet notamment de réduire considérablement les alternatives des agriculteurs pour protéger leurs cultures, avec à la clé une augmentation du prix des produits agrochimiques.

Afin d'assurer que les conditions de libre concurrence soient maintenues après la transaction, les autorités mexicaines exigent ainsi que les deux groupes souscrivent à certaines conditions, notamment la cession de cinq produits de Syngenta. Les acquéreurs devront être indépendants de ChemChina et Syngenta et «être en mesure de se maintenir comme compétiteurs viables». Par ailleurs, la commission souhaite participer à l'évaluation des potentiels acquéreurs avant le désinvestissement. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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