La Chine de doit pas être mise au banc des accusés, dit Couchepin
Actualisé

La Chine de doit pas être mise au banc des accusés, dit Couchepin

Il ne sert à rien de placer la Chine sur le banc des accusés en matière de droits de l'homme, affirme le président de la Confédération Pascal Couchepin à la veille de la cérémonie d'ouverture des JO.

Une telle attitude ne mène qu'à un dialogue de sourds.

«La Chine est parfaitement consciente - et de manière tout à fait légitime - de sa force, de sa culture et de ses traditions. Elle n'est pas disposée à accepter une mise sous tutelle, même symbolique et morale», a déclaré M. Couchepin dans une interview accordée à «swissinfo».

«Si les pays occidentaux estiment que dialoguer signifie mettre la Chine en difficulté, je crois en effet, que nous assisterons bientôt à un dialogue de sourds», ajoute le ministre, qui vient d'achever une visite officielle au Vietnam.

«Je crois que la situation des droits humains en Chine s'améliore et qu'il y a encore beaucoup à faire sur ce plan. Mais, nous ne devons pas mettre la Chine sur le banc des accusés. Une telle démarche ne conduirait à aucun résultat et ne servirait pas la cause de ceux que nous voulons protéger. Cela peut éventuellement flatter les opinions publiques occidentales, mais n'apporte aucun bénéfice aux victimes d'abus», insiste M. Couchepin.

Une question d'honnêteté

Le président de la Confédération défend par ailleurs l'annonce très précoce (en janvier) de sa participation à la cérémonie d'ouverture des Jeux. Plusieurs pays avaient ensuite remis en question leur présence en raison de la répression par les autorités chinoises des troubles au Tibet en mars.

Pour M. Couchepin, il s'agit avant tout d'une question d'honnêteté: «J'ai parié sur le fait que la plupart des chefs d'Etat seraient présents le jour de la cérémonie, comme ce sera du reste le cas. J'ai estimé qu'il était plus correct d'annoncer ma participation à l'avance.» (ats)

Ton opinion