La Chine invite officiellement Taïwan à reprendre le dialogue
Actualisé

La Chine invite officiellement Taïwan à reprendre le dialogue

Taïwan a accepté jeudi une invitation de la Chine à reprendre un dialogue bilatéral, suspendu depuis près de dix ans.

Cette offre intervient alors que les relations se sont améliorées depuis l'élection d'un nouveau président taïwanais, réputé plus favorable à Pékin.

Le chef des négociateurs taïwanais avec la Chine, Chiang Pin- kun, a indiqué qu'il avait accepté une invitation de la Chine, formulée par lettre par l'organisme chinois chargé de négocier avec Taïwan. «Nous espérons que des accords seront conclus le 13 juin entre les responsables des deux associations», a-t-il dit à des journalistes.

Le régime communiste a invité jeudi Taïpei à envoyer une délégation à Pékin du 11 au 14 juin pour discuter de la reprise des liaisons aériennes régulières et de l'autorisation pour les touristes chinois de visiter l'île, a indiqué l'agence officielle Chine nouvelle.

L'invitation officielle a été lancée jeudi par l'organisme chinois chargé de négocier avec Taïwan, appelé Association for Relations Across the Taiwan Strait (ARATS), dans une lettre à la Strait Exchange Foundation (SEF), son équivalent taïwanais.

«Nous espérons que les discussions progresseront sur ces deux questions afin de satisfaire les attentes de la population des deux côtés du détroit», peut-on lire dans la lettre, selon Chine nouvelle.

Il n'y a pas de vols directs entre la Chine et Taiwan, à l'exception de quelques jours fériés et Taipeh contrôle désormais strictement le nombre de Chinois autorisés à se rendre sur l'île, évoquant des impératifs de sécurité.

Les relations se sont toutefois améliorées depuis l'arrivée au pouvoir de Ma Ying-jeou, issu du Parti nationaliste Kuomintang. Le président du Kuomintang, Wu Poh-hsiung, se trouve actuellement en Chine où il a rencontré mercredi le président chinois Hu Jintao. Aucun calendrier n'a pour l'instant été fixé pour une reprise des discussions politiques officielles, gelées depuis 1999.

La Chine considère toujours que Taïwan fait partie de son territoire, en attendant une éventuelle réunification. Pékin a menacé par le passé de l'envahir au cas où elle déclarerait son indépendance. Elle a aussi fait voter une loi anti-sécession par son parlement. (ats)

Ton opinion