Actualisé 29.02.2012 à 06:33

Syrie

La Chine se dit favorable à l'aide humanitaire

Le ministre chinois des Affaires étrangères s'est entretenu avec le secrétaire général de la Ligue arabe et se dit favorable à une intervention humanitaire en Syrie, bien qu'aucun détail sur ce déploiement n'ait été donné.

Les murs des habitations témoignent des violences qui endeuillent la Syrie

Les murs des habitations témoignent des violences qui endeuillent la Syrie

La Chine soutient les efforts internationaux visant à acheminer de l'aide humanitaire en Syrie. Pékin a renvoyé gouvernement et opposants syrien dos à dos, leur demandant de «mettre fin immédiatement aux violences» afin de commencer un «dialogue politique ouvert».

Selon l'agence de presse officielle Chine nouvelle, le ministre chinois des affaires étrangères Yang Jiechi s'est entretenu par téléphone tard mardi avec le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil Elaraby.

«La mission la plus urgente est, pour toutes les parties, de faire cesser les violences dans le conflit syrien et d'ouvrir aussi vite que possible un dialogue politique et de délibérer sur un plan de réformes», a-t-il déclaré. «La communauté internationale devrait créer les conditions pour y parvenir et déployer une aide humanitaire pour la Syrie», a-t-il ajouté.

Mais la dépêche de Chine nouvelle n'est pas rentrée dans les détails. M. Yang s'est notamment gardé d'approuver un accès libre et sans entrave de l'ONU et des agences humanitaires en Syrie, ainsi que le demandent plus de 50 pays dans le monde.

Nouvelle résolution

La France a appelé mardi la Russie et la Chine à ne pas faire obstacle à un nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l'Onu prévoyant l'arrêt des violences et l'accès de l'aide humanitaire aux zones les plus touchées.

De leur côté, les Etats-Unis ont rédigé les grandes lignes d'une nouvelle résolution demandant un accès sans entrave aux agences humanitaires dans plusieurs villes de Syrie et appelant à la fin des violences, ont rapporté mardi des diplomates occidentaux.

Jusqu'ici, Moscou et Pékin ont bloqué toutes les tentatives des Occidentaux et des pays arabes de faire adopter par le Conseil de sécurité de l'ONU des textes condamnant la répression conduite par le régime de Bachar al-Assad. Le 2 octobre et le 4 février, ces deux pays ont opposé un veto à des projets de résolution.

Selon les Nations unies, la répression du soulèvement a fait plus de 7500 morts parmi la population civile depuis mi-mars 2011.

(ats)

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