Actualisé 24.07.2018 à 18:47

Libération conditionnelle

La clandestinité plutôt que le renvoi en Italie

Un détenu Ivoirien a demandé à être libéré plus vite pour éviter de retourner dans le pays où ses papiers sont déposés. La justice a refusé.

de
chu
La prison Curabilis, où est soigné le détenu après une décompression psychotique.

La prison Curabilis, où est soigné le détenu après une décompression psychotique.

Keystone/Salvatore di Nolfi

Voilà qui a le mérite d'être clair: «Libérez-moi plus vite. Je ne veux pas retourner en Italie. Je préfère vivre clandestinement en France ou en Allemagne.» Tel est l'aveu d'un Ivoirien de 26 ans détenu à Curabilis, à Genève, après une série de condamnations pour trafic de drogue.

Sitôt sa peine subie, le condamné, qui a fait une décompression psychotique, doit être transféré en Italie, où il a déposé ses papiers. Il espérait se soustraire à ce renvoi.

Mais, estimant que «la récidive est programmée», la justice a refusé sa libération conditionnelle. Elle évoque le «comportement défavorable» d'un homme qui «n'a pas pris conscience de ses fautes» et qui «n'envisage son avenir que dans la clandestinité»

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!