Actualisé 06.08.2014 à 09:55

GenèveLa colère des matons coûte cher aux pompiers

Les gardiens de Champ-Dollon ont démissionné de leur fonction de pompiers bénévoles en juin. Les sapeurs professionnels du SIS sont depuis contraints d'intervenir en prison.

von
jef
Depuis le mois de juin, les hommes du Service d'incendie et de secours de la Ville de Genève sont contraints d'intervenir en premier rideau à Champ-Dollon.

Depuis le mois de juin, les hommes du Service d'incendie et de secours de la Ville de Genève sont contraints d'intervenir en premier rideau à Champ-Dollon.

Les sapeurs professionnels de la Ville de Genève subissent, par ricochet et bien malgré eux, la grogne des gardiens de Champ-Dollon. En juin, les 120 surveillants qui étaient aussi pompiers bénévoles au sein de la prison ont démissionné de cette dernière fonction. Depuis, explique ce mercredi la «Tribune de Genève», ce sont les hommes du Service d'incendie et de secours (SIS) qui ont été contraints de prendre le relais.

Les pompiers de métier doivent dorénavant gérer toutes les alertes incendie, même celles ne débouchant sur aucun sinistre. Auparavant, c'était les gardiens qui procédaient à la levée de doute. Ainsi, entre le 18 juin et le 23 juillet, sur vingt appels aux hommes du SIS, seuls trois départs de feu ont été recensés, rapporte le quotidien genevois.

Cette surcharge de travail est coûteuse et chronophage. La Ville de Genève débourse 18'000 francs par semaine pour assurer cette tâche supplémentaire. Par ailleurs, la caserne de Frontenex doit rester ouverte toute la nuit avec un véhicule et cinq hommes mobilisables. Ceux-ci s'acquittent de leur mission en effectuant des heures supplémentaires.

La Ville de Genève souhaite par conséquent que le Canton la rembourse. Des discussions à ce sujet sont en cours.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!