Londres - La comédie: une sortie de secours pour Max Minghella
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LondresLa comédie: une sortie de secours pour Max Minghella

Si l’Anglais de 35 ans est devenu acteur, ce n’est pas par passion, mais parce qu’il voulait se tirer du lycée.

par
Miguel Cid, Londres

Dans «Spirale: l’héritage de Saw», au cinéma dès le 21 juillet 2021, Max Minghella joue le policier William Schenk qui enquête sur une série de meurtres dont le mode opératoire rappelle celui d’un tueur en série disparu. À 35 ans, l’acteur anglais se dit désormais moins anxieux devant la caméra, mais misanthrope dans la vie.

Étiez-vous fan de la franchise «Saw» avant de jouer dans ce film?

Oui. J’adore les franchises en général parce que je suis fasciné par le boulot qu’elles exigent pour éclore et durer. «Saw» a produit neuf volets, ce que je respecte et admire. Et puis je suis fan de polars, de buddy movies (ndlr: films de potes) et de whodunit (ndlr: forme de récit policier dans lequel le but est de trouver le coupable parmi plusieurs suspects), donc j’ai apprécié ces éléments dans le scénario.

Vous campez un personnage ambigu, comme dans «La servante écarlate». Êtes-vous porté sur ce type de rôle?

C’est marrant, je trouve que je suis très schizophrène dans ma carrière d’acteur. J’ai eu la chance de pouvoir jouer toutes sortes de personnages différents et de passer d’un genre de film à l’autre. J’attribue ça au fait de ne pas avoir un trop grand succès. On ne m’associe pas à un type de rôle particulier, donc je peux jouer dans toutes sortes de films, ce qui me va très bien.

Vous disiez autrefois être mal à l’aise devant la caméra. L’êtes-vous moins désormais?

Ça a été vrai pendant une quinzaine d’années. Je pense que devenir producteur et réalisateur m’a aidé à être plus relax. J’étais beaucoup moins anxieux pendant le tournage de ce film et de la dernière saison en date de «La servante écarlate». Peut-être qu’avec l’expérience, on se calme un peu!

Comment un anxieux finit-il par devenir acteur?

Par hasard. Au départ, je souhaitais juste désespérément me tirer du lycée. Je n’étais vraiment pas un bon étudiant et devenir comédien était ma sortie de secours. Je n’avais pas de formation et aucune idée de ce que je faisais. J’ai appris sur le tas et je suis certain que mon anxiété devant la caméra vient de là.

Quelle influence a eu votre père, le cinéaste Anthony Minghella, sur votre choix de carrière?

Je pense que de nombreux aspects dysfonctionnels de ma personnalité sont liés au fait d’avoir regardé «Le patient anglais» une centaine de fois quand j’étais gamin! Il y a des personnages très compliqués dans ce film-là. Je crois que son influence se résume surtout à ça.

Comment conciliez-vous votre notoriété croissante et votre désir d’anonymat dans votre vie privée?

Ce n’est pas difficile. Je n’ai jamais eu de problème à garder l’anonymat dans ma vie privée. Je suis aussi très antisocial. Je ne sors pas beaucoup de chez moi et maintenant que j’ai un chien, je ne m’aventure dehors que pour le promener.

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