Proche-orient: La commémoration de la mort d'Arafat se dispute
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Proche-orientLa commémoration de la mort d'Arafat se dispute

Le mouvement nationaliste le Fatah a accusé dimanche le Hamas islamiste, au pouvoir à Gaza, d'empêcher la tenue des commémorations de la mort de Yasser Arafat.

Les conditions de la mort de Yasser Arafat n'ont toujours pas été élucidées.

Les conditions de la mort de Yasser Arafat n'ont toujours pas été élucidées.

Un porte-parole du Hamas, Sami Abou Zouhri, a démenti ces accusations, affirmant dans un communiqué que le mouvement avait «donné son accord à l'organisation d'une célébration de tous les mouvements en un lieu adéquat et fait des propositions spécifiques, mais le Fatah a refusé, insistant sur le fait qu'il s'agissait d'une cérémonie du Fatah et que c'était à lui d'inviter les mouvements qu'il voulait». «Nous espérons que le Hamas reviendra sur sa décision de ne pas nous laisser marquer le neuvième anniversaire de la mort d'Arafat, le symbole de la Palestine et de tous les mouvements de libération dans le monde», a indiqué dans un communiqué le Fatah, fondé par Yasser Arafat.

Arrestations contestées

Le Fatah a en outre dénoncé l'arrestation par le Hamas de certains de ses membres dans la bande de Gaza et appelé à l'«unité nationale». Ce neuvième anniversaire intervient quelques jours après la remise aux dirigeants palestiniens de rapports d'analyses médicales suisse et russe d'échantillons biologiques d'Arafat qui montrent la présence de quantités anormales de polonium-210. Ces analyses établissent que «Yasser Arafat n'est mort »ni de vieillesse, ni de maladie, mais par empoisonnement«, a indiqué vendredi le Dr Abdallah al-Bachir, chef de l'équipe médicale de la commission d'enquête palestinienne, précisant néanmoins qu'elles ne permettaient pas de conclure que le polonium était la cause de la mort.»

Mort non élucidée

«Israël est le premier, le principal et unique suspect dans l'affaire de l'assassinat de Yasser Arafat», a affirmé le président de la commission d'enquête, Tawfiq Tiraoui, tandis qu'Israël a de nouveau démenti toute implication. Les causes de la mort du dirigeant historique palestinien le 11 novembre 2004 dans un hôpital militaire français n'ont pas été élucidées, et nombre de Palestiniens soupçonnent Israël, qui a toujours nié, de l'avoir empoisonné. Le Fatah et le Hamas, qui gouvernent respectivement les zones autonomes de Cisjordanie et la bande de Gaza, ont signé en 2011 au Caire un accord de réconciliation pour mettre fin à la division entre les deux territoires, dont la plupart des clauses sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées.

(afp)

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