Vaud - La commune de La Sarraz ne sait que faire des objets de la ZAD du Mormont
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VaudLa commune de La Sarraz ne sait que faire des objets de la ZAD du Mormont

Plus de trois mois après l’évacuation policière des activistes, opposés à un projet du cimentier Holcim sur la colline du Mormont (VD), leurs affaires n’ont toujours pas été récupérées.

par
Frédéric Nejad Toulami
Sur le Vif à La Sarraz

«Sur les 170 articles répertoriés et stockés par notre Commune depuis le 12 avril, seulement une personne est venue récupérer quelque chose, après s’être annoncée.» Syndic de La Sarraz, Daniel Develey a fait lundi le point de la situation avec nous dans la salle souterraine sécurisée où s’entassent les affaires sauvées du campement illégal des activistes proclimat de la colline du Mormont.

Le syndic Daniel Develey au milieu des biens abandonnés et entreposés à La Sarraz.

Le syndic Daniel Develey au milieu des biens abandonnés et entreposés à La Sarraz.

fnt

Évacuée de force le 30 mars, cette ZAD (zone à défendre) a laissé son lot d’objets hétéroclites quand le terrain a été déblayé. Vélos, trottinettes, sacs de couchage, tentes, vestes, sac à main, génératrices, panneau photovoltaïque, grosse caisse de fanfare, instrument de musique, outils de bricolage… Daniel Develey explique (voir notre interview vidéo ci-dessus) que La Sarraz a eu l’obligation, selon la loi cantonale sur les Communes, de gérer et d’entreposer sous la supervision d’un notaire tout ce qui était récupérable et non périssable, afin que les propriétaires puissent venir chercher leurs biens abandonnés d’ici au 12 octobre.

Parmi les 170 objets non encore réclamés cette semaine, des trottinettes et des vélos.

Parmi les 170 objets non encore réclamés cette semaine, des trottinettes et des vélos.

fnt

Et ensuite? Le syndic ne sait pas encore quel sort réserver à tout ce bazar; il fera encore paraître une annonce dans la Feuille des avis officiels. «Vu le peu de valeur de la plupart de ces biens, je doute qu’ils soient récupérés en raison des émoluments à payer», concède-t-il. Soit 25 fr. de stockage et 60 fr. de frais administratifs. Le fait de devoir s’identifier dans cette procédure décourage-t-il aussi des militants? Daniel Develey assure que tout demeure anonyme: les données seront détruites à la fin de la période légale, sans que la police puisse les consulter.

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