Actualisé 02.10.2013 à 09:22

Lupanars jurassiens

«La commune doit pouvoir donner son accord»

Les communes jurassiennes pourraient à l'avenir s'opposer à l'ouverture d'un salon de prostitution. Une étude sera menée sur les bases légales à modifier pour leur permettre de donner un accord préalable.

Le Parlement jurassien a accepté mercredi par 39 voix contre 9 et 10 abstentions un postulat PDC qui demande que les communes aient leur mot à dire lors de l'ouverture d'un tel établissement. La loi sur la prostitution ne prévoit pas la consultation des autorités communales. Celui qui veut ouvrir une maison close n'a pas l'obligation de s'annoncer auprès des services de l'Etat ou des communes.

«La commune doit pouvoir donner son accord, il ne s'agit pas de déplacer le problème», a expliqué l'auteur du postulat, le député Paul Froidevaux.

L'annonce en mars de l'ouverture d'un salon de massage à Damphreux avait provoqué un vif mécontentement au sein de la population. Les habitants de ce village ajoulot de quelque 170 habitants estimaient avoir été mis devant le fait accompli. Près de 90% des citoyens avaient signé une pétition contre la venue de cet établissement.

Une partie de l'Ajoie craint l'ouverture d'autres salons le long de la frontière française distante de seulement quelques kilomètres. (ats)

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