Oberwil-Lieli (AG): La commune paiera pour ne pas avoir de réfugiés
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Oberwil-Lieli (AG)La commune paiera pour ne pas avoir de réfugiés

Vendredi soir, l'assemblée communale a accepté de dépenser 290'000 fr. pour ne pas accueillir de migrants.

La commune argovienne dit non aux réfugiés.

La commune argovienne dit non aux réfugiés.

photo: Keystone

La commune d'Oberwil-Lieli (AG) a présenté vendredi soir un budget 2016 révisé que l'assemblée communale a accepté à une grande majorité. Elle y avait à nouveau inclus la dépense de 290'000 francs nécessaire pour la libérer de son devoir d'accueillir des requérants d'asile.

Parallèlement, le conseil municipal a été chargé d'examiner si néanmoins des demandeurs d'asile pouvaient éventuellement être pris en charge. Il a jusqu'à la prochaine assemblée, en automne, pour mettre des solutions sur la table.

Controverse

L'acceptation du budget annuel a donné lieu à une controverse qui dure depuis plusieurs mois. Fin novembre, l'assemblée communale avait décidé de supprimer le montant de 290'000 francs inscrit dans le budget pour monnayer la non-prise en charge de réfugiés.

La décision a été attaquée par référendum, puis soumise aux urnes. Les citoyens de la commune argovienne ont à leur tour rejeté le budget le 1er mai par 579 voix contre 525, avec un taux de participation de 68,9%. D'où le vote sur le nouveau budget vendredi.

Trente-sept communes

Forte de quelque 2100 citoyens, Oberwil-Lieli est parmi les communes riches du canton. Elle n'est pas la seule à saisir l'opportunité que leur offre le gouvernement depuis le début de l'année d'accueillir trop peu ou pas de requérants d'asile contre le versement d'un montant forfaitaire de 110 francs par jour et par personne qui ne vient pas.

Celui-ci couvre les frais d'hébergement et d'entretien. Le canton enverra au début du mois de juillet les premières factures aux trente-sept communes concernées. Toutefois contrairement à Oberwil-Lieli, les trente-six autres ne refusent pas d'accueillir des réfugiés mais ont du retard dans les travaux liés à l'hébergement.

Jusqu'à l'introduction de ce règlement, les communes pouvaient se défaire à très bon marché de cette obligation de prise en charge. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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