27.04.2020 à 12:38

Argovie

La commune voit rouge à cause de ce bleu

Un Argovien a récemment rénové la façade de sa maison à Rupperswil (AG). Depuis, il est en conflit avec les autorités.

de
Gamze Ibis/ofu
La façade bicolore ne plaît pas aux autorités de Rupperswi (AG).

La façade bicolore ne plaît pas aux autorités de Rupperswi (AG).

20 Minuten

Reto Berner vient de repeindre la façade de son habitation à Rupperswil (AG). Il a opté pour deux teintes bleues: une discrète et une un peu plus vive. Et c'est précisément à ce niveau-là que le bât blesse. La commune argovienne exige qu'il repeigne l'intégralité de sa maison avec le bleu pâle. Les autorités estiment en effet que l'autre couleur est trop pétante.

Contacté par Tele M1, Marco Landert, secrétaire communal de Rupperswil, explique: «L'aménagement de la façade a été évaluée avec l'aide d'un expert externe dans le cadre d'une procédure ordinaire d'octroi du permis de construire. Il s'agit désormais d'adapter l'aménagement selon le permis de construire délivré.»

Pas de permis de construire

Or selon Reto Berner, la commune aurait dans un premier temps donné son feu vert à la rénovation de la façade sans qu'il n'ait à présenter une autorisation. Ce n'est que dans un deuxième temps, soit peu avant la fin des travaux, que les autorités lui en auraient demandé une.

Les autorités se défendent en affirmant qu'elles n'auraient jamais donné leur feu vert si elles avaient su quel bleu il allait choisir. Reto Bernet dément: «Je leur ai communiqué à plusieurs reprises ce que j'allais faire et comment j'allais le faire.»

Le Ministère public de Lenzbourg-Aarau aura le fin mot de l'histoire. Il devra décider si la façade peut rester comme ça ou si elle doit être repeinte intégralement en bleu clair.

Affaire similaire à Bienne

Ce n'est pas la première fois que la justice doit trancher au sujet d'une couleur de façade. En 2014, les autorités biennoises avaient demandé au propriétaire d'une maison orange de repeindre ses murs avec une couleur «moins intense et qui s'intègre mieux dans le quartier». Le propriétaire avait multiplié les recours administratifs et juridiques... sans succès. Il avait finalement décidé de s'exiler au Cameroun, pays d'origine de sa femme.

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