Attentats en France: La compagne de Radouane reste en prison
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Attentats en FranceLa compagne de Radouane reste en prison

L'amie du tueur de Trèbes «présente tous les signes d'une radicalisation» et constitue un risque pour la «sûreté de l'État».

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Des fleurs en hommage à Arnaud Beltrame. Les circonstances sur sa mort se précisent. Il a été tué par  Radouane L. alors qu'il tentait de le désarmer. (Mercredi 28 mars 2018)

Des fleurs en hommage à Arnaud Beltrame. Les circonstances sur sa mort se précisent. Il a été tué par Radouane L. alors qu'il tentait de le désarmer. (Mercredi 28 mars 2018)

Keystone
Les gendarmes ont pu rendre un hommage intime à leur collègue dans une caserne parisienne où son cercueil avait été transporté après avoir quitté Carcassonne. (Mercredi 28 mars 2018)

Les gendarmes ont pu rendre un hommage intime à leur collègue dans une caserne parisienne où son cercueil avait été transporté après avoir quitté Carcassonne. (Mercredi 28 mars 2018)

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Selon une source policière, Radouane L. devait être entendu par la Direction générale de la sécurité intérieure, qui lui avait envoyé une convocation pour une «évaluation». (Mardi 27 mars 2018)

Selon une source policière, Radouane L. devait être entendu par la Direction générale de la sécurité intérieure, qui lui avait envoyé une convocation pour une «évaluation». (Mardi 27 mars 2018)

AFP

La justice française a confirmé l'incarcération provisoire de la compagne de Radouane L., le djihadiste qui a tué quatre personnes dans des attaques le 23 mars à Trèbes et Carcassonne, dans le sud du pays, a appris l'AFP mardi de source judiciaire.

Cette convertie de 18 ans, Marine P., avait été inculpée le 27 mars pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle» puis incarcérée dans l'attente d'un débat différé sur sa détention provisoire. Celle-ci a été ordonnée deux jours plus tard -- jeudi dernier -- par un juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet, a indiqué cette source.

«Sans antécédent judiciaire», la jeune fille, qui «s'est convertie à l'islam à l'âge de 16 ans, présente tous les signes d'une radicalisation», avait affirmé le procureur de Paris François Molins. Lors de son interpellation, elle avait crié «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand) et avait posté sur internet, le matin des attentats, une sourate promettant «l'enfer» aux «mécréants», selon le procureur.

Comme Radouane L., 25 ans, petit délinquant radicalisé de Carcassonne, Marine P. était fichée «S» - c'est-à-dire susceptible de constituer un risque pour la «sûreté de l'État» - en raison de sa «fréquentation des milieux islamistes radicaux», selon une source proche de l'enquête.

En garde à vue, elle a «contesté avoir été associée au projet mais, à l'évocation des faits, elle n'exprime pas un sentiment d'indignation», avait rapporté une autre source. Radouane L. a tué quatre personnes, dont l'officier de gendarmerie Arnaud Beltrame qui s'est livré à la place d'une otage. Le djihadiste a été abattu par les forces de l'ordre dans le supermarché où il s'était retranché. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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