Durban II: La conférence s'ouvre sur fond de défections
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Durban IILa conférence s'ouvre sur fond de défections

La Conférence de l'ONU sur le racisme, dite de «Durban II», s'ouvre lundi à Genève dans un climat alourdi par la défection ce week-end de plusieurs pays occidentaux.

Beaucoup redoutent des dérapages liés à la venue du président iranien Ahmadinejad. La Suisse a annoncé sa participation.

Ayant fait planer le doute jusqu'à la dernière minute, les Etats- Unis, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Allemagne et les Pays-Bas ont finalement annoncé qu'ils ne participeraient pas à la conférence. La réunion de Genève doit assurer le suivi de la réunion, houleuse et très controversée de Durban, en 2001 en Afrique du Sud.

La France et la Grande-Bretagne ont de leur côté annoncé dimanche qu'elles seraient présentes à Genève. Israël et le Canada ont, quant à eux, fait savoir de longue date qu'ils ne seraient pas présents et l'Italie leur avait emboîté le pas début mars.

Les Pays-Bas et l'Australie redoutent ouvertement que la réunion ne soit l'occasion d'attaques antisémites du type de celles qui avaient gravement entaché la réunion de 2001, entraînant le départ fracassant des Etats-Unis et d'Israël.

Le président iranien, connu pour ses diatribes antisémites, doit prononcer un discours lundi après-midi au siège des Nations unies de Genève. Comme pour alimenter ces craintes, celui-ci a déclaré dimanche que «l'idéologie et le régime sioniste (étaient) les portes- drapeaux du racisme».

Outre les craintes liées à M. Ahmadinejad, la plupart des pays occidentaux butent sur le projet de déclaration finale. Le document, entériné vendredi par le comité préparatoire de la conférence, ne fait pourtant plus mention d'Israël ni de la diffamation des religions, deux «lignes rouges» pour les Occidentaux.

(ats)

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