Actualisé 05.03.2012 à 21:00

ArmesLa confiscation d'armes sera étendue

Le Conseil des Etats a suivi lundi une motion demandant le retrait d'armes civiles ou militaires en cas de menaces.

Toute personne ayant proféré des menaces ou s'étant montrée violente devrait se voir confisquer toutes armes civiles ou militaires. Le Conseil des Etats a adopté lundi tacitement une motion dans ce sens de sa commission de politique de sécurité.

Suivant sa commission, la Chambre des cantons a estimé à l'unisson que tout doit être entrepris pour éviter des événements tragiques liés à l'utilisation abusive d'armes d'ordonnance. Le texte prévoit en particulier que les autorités militaires, civiles et judiciaires collaborent plus efficacement, tant au niveau cantonal que fédéral.

Favoriser l'information

Le National vient justement d'adopter une motion visant à favoriser la circulation de l'information, en particulier entre autorités civiles et militaires. Si le Conseil des Etats y donne son aval, le gouvernement devra proposer des bases légales permettant à l'armée d'être informée automatiquement des procédures pénales en cours pour prévenir l'usage abusif d'armes d'ordonnance.

Pour l'heure, un groupe de travail interdisciplinaire de la Base logistique de l'armée, dans lequel sont aussi représentés des services cantonaux, est notamment en train d'analyser les points faibles de la remise et de la reprise d'armes, et de prendre les mesures nécessaires.

Deux homicides par armes d'ordonnance à la fin 2011

La fin de l'année dernière a à nouveau été marquée par deux homicides impliquant des armes d'ordonnance en Suisse romande. Un homme a abattu sa compagne de 21 ans avec son fusil d'assaut à St-Léonard (VS) début novembre et, à Boudry (NE) quelques jours plus tard, une jeune femme a tué un homme de 23 ans avec un pistolet militaire, croyant manipuler une arme factice. (ats)

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