Venezuela: La Constitution sera soumise à référendum
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VenezuelaLa Constitution sera soumise à référendum

La future Constitution voulue par le président Maduro sera soumise au vote populaire, a annoncé jeudi l'Assemblée constituante.

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LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

LEs services de renseignements vénézuéliens ont mené une perquisition dans les bureaux du chef de l'opposition Juan Guaido, actuellement en Europe. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP
Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

Le secrétaire d'État américain a appelé à en «finir avec la tyrannie» de celui qu'il ne considère plus comme le président du Venezuela. (Lundi 20 janvier 2020)

AFP
L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

L'opposant Juan Guaido s'est rendu dimanche en Colombie pour rencontrer le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo. (19 janvier 2020)

AFP

La future Constitution vénézuélienne qui sera rédigée par l'Assemblée constituante sera soumise à un référendum, a annoncé jeudi cet organe législatif contesté doté de pouvoirs absolus pour piloter ce pays pétrolier secoué par une profonde crise.

«L'Assemblée nationale constituante approuvera le texte constitutionnel dans son intégralité et fixera la date de la tenue d'un référendum», indique l'article adopté à l'unanimité par les 545 constituants.

Cible des critiques de l'opposition, qui lui reprochait d'avoir convoqué une Assemblée constituante sans référendum préalable, le président vénézuélien Nicolas Maduro s'était engagé à consulter les Vénézuéliens sur le nouveau texte.

Mission de deux ans

L'Assemblée constituante, dont les membres sont tous issus du parti au pouvoir, a prévu de siéger deux ans. Elle a pour mission de réécrire la Constitution de 1999 promulguée par le défunt Hugo Chavez. L'actuel chef de l'Etat socialiste lui a notamment fixé pour mission d'apporter la «paix» et de redresser l'économie en lambeaux de cette nation pétrolière, naguère immensément riche.

L'opposition accuse Nicolas Maduro de vouloir en fait accroître ses pouvoirs et prolonger son mandat qui s'achève normalement en janvier 2019.

Venezuela: l'ex-procureur blame Maduro

Luisa Ortega, l'ex-procureure dissidente qui a fui vers le Brésil, a accusé mercredi Nicolas Maduro de corruption. Elle dit craindre pour sa vie.

L'élection fin juillet de la Constituante, installée le 4 août, a été entachée par des violences qui ont fait dix morts, alors que déjà près de 130 personnes avaient été tuées en quatre mois de manifestations contre le gouvernement.

«A partir de la semaine prochaine nous allons rédiger les chapitres de la nouvelle Constitution», a déclaré jeudi Delcy Rodriguez, présidente de l'Assemblée constituante et proche du président Maduro.

Maduro s'adresse aux armées

De son côté, le président Maduro s'est adressé aux armées. «Ceux qui doutent doivent quitter les forces armées immédiatement», a-t-il averti jeudi, en mettant en garde contre toute «fracture» qui profiterait à «Trump et à l'impérialisme».

«Il faut serrer les rangs pour la patrie, le temps n'est pas aux fractures, quelles qu'elles soient», a insisté le chef de l'Etat, lors d'un discours devant la hiérarchie militaire, en amont des manoeuvres militaires convoquées pour la fin de cette semaine face aux menaces d'intervention militaire américaine émises par le président Donald Trump.

«Soit vous êtes pour Trump et l'impérialisme, soit vous êtes pour les forces armées et la patrie. Ici personne ne peut se cacher, jamais le Venezuela n'a été menacé à ce point», a asséné le leader chaviste (du nom de Hugo Chavez, président du pays de 1999 à sa mort en 2013).

Soyez «prêts à vous battre avec fierté, avec les armes, contre une éventuelle invasion» américaine, a poursuivi Nicolas Maduro, en estimant que les Etats-Unis «traitent (le Venezuela) comme une dictature».

Selon le chef de l'Etat vénézuélien, Washington préparerait un «blocus naval», afin d'empêcher les exportations de pétrole dont dépendent l'économie du pays. (nxp/afp)

Deux chaînes de télévision colombiennes suspendues

Le gouvernement vénézuélien a suspendu le signal de deux des prinicpales chaînes de télévision colombiennes, RCN et Caracol. «Notre signal international a été suspendu jeudi par tous les câblo-opérateurs vénézuéliens», a indiqué RCN sur son site internet. «Nous regrettons profondément cette décision du gouvernement du Venezuela. (...) Ils nous ont exclu des deux câblo-opérateurs» du pays, avait indiqué quelques heures auparavant le directeur de l'information de Caracol, Juan Roberto Vargas.

(NewsXpress)

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