Proche-Orient: La coopération militaire Suisse-Israël n'est pas remise en cause
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Proche-OrientLa coopération militaire Suisse-Israël n'est pas remise en cause

L'offensive israélienne lancée depuis le 27 décembre sur la bande de Gaza n'a aucune conséquence sur la coopération militaire entre la Suisse et l'Etat hébreu.

Cette collaboration a été maintes fois critiquée, au point d'être même suspendue entre 2002 et 2005.

En dépit des récentes opérations militaires de l'armée israélienne, la Suisse n'a pas réexaminé sa coopération militaire avec ce pays. «Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) n'a pas d'information en ce sens», a indiqué samedi à l'ATS Georg Farago porte-parole du DFAE.

Par le passé pourtant, d'autres flambées de violence entre Israéliens et Palestiniens ont entrainé une remise en question de cette collaboration. En avril 2002 notamment, après la grande campagne d'Israël en Cisjordanie, à Jénine et Naplouse, la Suisse a décidé de limiter sa coopération militaire avec ce pays.

Pas de matériel de guerre

Cette décision constituait la réponse à la réoccupation de localités palestiniennes par Israël. Trois ans plus tard, en mars 2005, le président de la Confédération d'alors, Samuel Schmid, chef du Département fédéral de la défense (DDPS), annonçait la reprise des échanges lors d'une visite en Israël.

Le conseiller fédéral avait motivé cette décision en rappelant que la Suisse continuerait à ne pas livrer de matériel de guerre à Israël.

Répondant à une interpellation parlementaire en juin 2005, le Conseil fédéral avait souligné que le fait de se fournir en armement auprès d'Israël n'entamait en rien la position de la Suisse d'exiger de l'Etat hébreu le respect de ses obligations du droit humanitaire.

La même année, le programme d'armement prévoyait l'achat d'un système intégré d'exploration et d'émission radio IFASS, d'un coût total de 395 millions de francs, dont 147 millions revenaient directement à Israël.

Suisse demandeuse

D'autres biens d'équipement militaire proviennent d'Israël comme des éléments de l'hélicoptère Super Puma ou les drones d'exploration ADS 95 RANGER, introduits depuis 2001 dans l'armée de l'air suisse, selon les données d'armasuisse. Dans ce dernier domaine, la collaboration a beaucoup reculé en comparaison des années 1980-1990.

En outre, l'armée suisse possède quelque 200'000 bombes à sous-munitions de type M85 qui ont été produites par Ruag sous licence israélienne, selon les données de Handicap International.

Par ailleurs, la coopération comprend des visites régulières de militaires. Le DDPS précise toutefois que les séjours des officiers suisses en Israël dépassent de loin ceux de leurs homologues israéliens en Suisse.

En 2007, quinze visites ont été organisées en Israël, seize l'an passé. Durant ces deux mêmes années, des représentants de Tsahal sont venus à quatre et trois reprises sur sol helvétique. En 2009, douze visites sont prévues en Israël et quatre en Suisse. (ats)

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