Actualisé 03.05.2017 à 08:59

ClimatLa COP23 appelle Trump à rester dans le jeu

Le président de la COP23 a exhorté mercredi les Etats-Unis à rester dans l'accord de Paris sur le climat.

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Quelque 200 pays, dont la Suisse, se retrouvent lundi à Bonn pour avancer vers la mise en oeuvre de l'accord de Paris. (Dimanche 29 avril 2018)

Quelque 200 pays, dont la Suisse, se retrouvent lundi à Bonn pour avancer vers la mise en oeuvre de l'accord de Paris. (Dimanche 29 avril 2018)

AFP
Selon le secrétaire général de l'ONU, grâce aux efforts des villes et des Etats, les USA sont en bonne voie d'honorer les objectifs de la COP21. (Jeudi 29 mars 2018)

Selon le secrétaire général de l'ONU, grâce aux efforts des villes et des Etats, les USA sont en bonne voie d'honorer les objectifs de la COP21. (Jeudi 29 mars 2018)

Keystone
«Nous sommes heureux du succès de notre réunion» et de la réaffirmation que «l'accord de Paris est irréversible et non négociable», a déclaré la ministre canadienne du changement climatique, malgré le volte-face de Washington, samedi.

«Nous sommes heureux du succès de notre réunion» et de la réaffirmation que «l'accord de Paris est irréversible et non négociable», a déclaré la ministre canadienne du changement climatique, malgré le volte-face de Washington, samedi.

AFP

Les îles Fidji, qui organiseront la 23e conférence de l'ONU sur le climat (COP23), ont exhorté le président américain Donald Trump à ne pas renoncer à l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

L'archipel du Pacifique, qui est particulièrement menacé par la montée des eaux provoquée par les dérèglements du climat, a été choisi pour organiser à la fin de l'année cette réunion internationale.

Pour des raisons logistiques, elle ne se tiendra cependant pas aux Fidji mais à Bonn, en Allemagne, où se trouve le siège de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), sous l'égide de laquelle se déroulent les négociations internationales entre plus de 190 pays.

Trump sceptique sur le réchauffement

L'accord de Paris sur le climat de la fin 2015 avait été l'une des réussites de l'administration Obama. Mais son successeur s'est montré particulièrement sceptique sur la lutte internationale contre le réchauffement et a promis lors de sa campagne de mettre fin à la participation des Etats-Unis à cet accord. Le président américain doit faire connaître sa décision avant de se rendre au sommet du G7 en Italie les 26 et 27 mai.

Le Premier ministre fidjien Voreqe Bainimarama a affirmé mercredi que la communauté internationale avait besoin du leadership des Etats-Unis pour «faire face au plus grand défi de notre époque».

«Nous ne pouvons laisser notre meilleur joueur quitter le terrain», a déclaré dans un communiqué Voreqe Bainimarama. «Restez en jeu!» «Ecoutez ceux qui autour de vous vous encouragent à le faire. N'abandonnez pas toute l'équipe en partant alors que nous avons une stratégie de jeu claire et que nous avons déjà engrangé des résultats.»

L'heure n'est plus aux interrogations

Voreqe Bainimarama a relevé que l'heure n'était plus aux interrogations quant à la réalité du réchauffement climatique. «Le réchauffement climatique provoqué par l'homme n'est pas un canular. C'est l'effrayante réalité», a relevé celui dont l'archipel est aussi menacé par la récurrence de plus en plus grande des tempêtes désastreuses comme le cyclone Winston qui avait fait 44 morts l'année dernière et a effacé un tiers de la production économique des Fidji.

Le réchauffement climatique signifie que ce genre de tempête peut survenir «n'importe quand, n'importe où». «Nous sommes face à une situation dans laquelle une seule tempête qui frapperait directement les Fidji pourrait réduire à néant des années de développement et nous renvoyer des décennies en arrière», a-t-il averti.

Voreqe Bainimarama a expliqué que la priorité de la COP23 serait de «forger une grande coalition de gouvernements, de représentants de la société civile et du secteur privé, pour défendre l'accord de Paris». Il a reconnu que son archipel n'aurait jamais pu organiser un tel événement international, où 20'000 personnes sont attendues.

Proposer aux Fidji de présider la rencontre de Bonn fut «un acte désintéressé de générosité du gouvernement allemand», a loué Voreqe Bainimarama.

L'accord signé lors de la COP21 à Paris a entériné l'objectif de contenir le réchauffement «bien en deçà de 2°C» et appelle même à «poursuivre les efforts pour limiter la hausse à 1,5°C» par rapport à l'ère pré-industrielle, une demande des pays les plus vulnérables. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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