Péninsule coréenne: La Corée du Nord a lancé un missile balistique, selon Séoul
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Péninsule coréenneLa Corée du Nord a lancé un missile balistique, selon Séoul

L’armée sud-coréenne a annoncé que Pyongyang avait procédé au lancement d’un missile balistique mercredi.

Le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-un, le 1er mai 2022 à Pyongyang.

Le dirigeant du régime nord-coréen, Kim Jong-un, le 1er mai 2022 à Pyongyang.

AFP

La Corée du Nord a lancé mercredi ce qui a été présenté par Séoul comme un missile balistique, une semaine après la promesse faite par son dirigeant Kim Jong-un d’accélérer le développement de l’arsenal nucléaire du pays.

Ce nouveau test d’armement intervient alors que la Corée du Sud et les États-Unis s’attendent à une reprise par Pyongyang de ses essais nucléaires arrêtés en 2017. Le régime nord-coréen avait déjà, en mars, rompu un moratoire de cinq ans sur ses essais de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) en lançant un puissant projectile, capable d’atteindre les États-Unis.

L’état-major intérarmées de la Corée du Sud a fait état mercredi dans un communiqué d’un «lancement de missile balistique par la Corée du Nord à 12h03» (05h03, heure de la Suisse) depuis Sunan, au nord de Pyongyang, vers la mer du Japon. Les garde-côtes japonais ont également annoncé le tir par la Corée du Nord d’un «potentiel missile balistique».

«Bouée de sauvetage»

En dépit de sévères sanctions internationales, la Corée du Nord redouble d’efforts ces derniers mois pour moderniser son armée, et a procédé à plus d’une dizaine de tirs d’essai depuis le début de l’année. Lors d’un grand défilé militaire le 25 avril, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a promis de «renforcer et développer les capacités nucléaires de notre nation à un rythme accéléré».

«Les armes nucléaires, symbole de notre force nationale et au centre de notre puissance militaire, doivent être renforcées en termes de qualité et de portée», a-t-il affirmé. Quelques jours plus tard, il a qualifié l’arme nucléaire de «bouée de sauvetage garantissant la sécurité de notre pays», et a menacé de l’utiliser «à titre préventif».

Les nombreux pourparlers diplomatiques visant à convaincre Pyongyang de renoncer à la bombe atomique sont au point mort depuis l’échec, en 2019, d’une rencontre entre Kim Jong-un et le président américain de l’époque Donald Trump. «Il y a de fortes chances pour qu’ils aient testé (mercredi) un missile pouvant être équipé d’une ogive nucléaire», a déclaré à l’AFP Ahn Chan-il, un chercheur spécialisé dans les affaires nord-coréennes.

«Avertissement»

Le nouveau lancement intervient par ailleurs à moins d’une semaine de la prise de fonctions du nouveau président sud-coréen Yoon Suk-yeol, un conservateur qui a promis de se montrer plus ferme à l’égard de son voisin du nord.

Ce test de missile «pourrait être un avertissement» pour Yoon Suk-yeol, a estimé Hong Min, de l’Institut coréen pour l’unification nationale, selon qui Pyongyang n’acceptera jamais la principale condition posée par le nouveau dirigeant sud-coréen pour reprendre les pourparlers de paix, à savoir le renoncement à l’arme nucléaire.

«Cela pourrait aussi être un signal par Pyongyang qu’il n’a d’autre choix que celui de renforcer son arsenal si Séoul et Washington décident de déployer des armements stratégiques au Sud», a ajouté cet analyste. Le président américain Joe Biden doit se rendre en Corée du Sud fin mai.

(AFP)

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