Athlétisme: «La corruption était partie intégrante» de l'IAAF
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Athlétisme«La corruption était partie intégrante» de l'IAAF

Le rapport de l'agence mondiale antidopage sur la fédération internationale d'athlétisme a été transmis à l'AFP. L'IAAF en prend encore plus pour son grade.

La commission indépendante de l'AMA charge lourdement la Fédération internationale d'athlétisme dans la 2e partie de son rapport sur le dopage et la corruption dans l'athlétisme, publiée mercredi à Munich: «La corruption était partie intégrante» de l'IAAF», écrit la commission président par le Canadien Dick Pound.

Les faits analysés balayent les 15 ans de règne de Lamine Diack, le patriarche sénégalais qui a présidé l'AAF jusqu'en août dernier. «L'IAAF ne s'est pas montrée assez ferme avec un certain nombre de pays dont la Russie.» Par rapport au 1er rapport publié à Genève en novembre, cette deuxième version fait apparaître donc que le laxisme de la fédération basée à Monaco concernait également d'autres nations que la Russie, dont les athlètes ont été provisoirement bannis et qui pourraient être exclus des JO de Rio.

«Les dirigeants de l'IAAF ne pouvaient ignorer l'ampleur du dopage», estime encore la commission dans son rapport de 89 pages. Celle-ci «ne peut être attribuée seulement à quelques brebis galeuses agissant de façon isolée».

L'IAAF de son côté avait pris les devants la veille en affirmant qu'on ne saurait parler d'un système corrompu en son sein. La question est désormais de savoir quelles conséquences, le cas échéant, l'affaire pourrait avoir pour l'actuel président Sebastian Coe, élu en août dernier et qui était vice-président à l'époque des faits reprochés. Coe lui-même a affirmé ces jours à CNN que l'IAAF n'avait rien dissimulé. (nxp/sda)

(NewsXpress)

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