Italie: La cote de popularité de Berlusconi passe sous les 50 %

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ItalieLa cote de popularité de Berlusconi passe sous les 50 %

La cote de popularité du président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, passe sous la barre des 50 % dans un sondage publié mardi par le quotidien «La Repubblica».

Il est touché par une série de scandales ayant trait à sa vie privée.

Selon cette enquête, 49 % des Italiens ont confiance dans le chef du gouvernement. C'est une baisse de quatre points par rapport à la précédente enquête, réalisée en mai dernier. Le nombre de personnes ayant peu ou pas confiance en Silvio Berlusconi monte à 50 %, contre 46 % il y a deux mois.

Les résultats d'autres enquêtes citées par le camp Berlusconi font état d'une cote de popularité de 57 %. La cote du gouvernement est inchangée, avec 44 % d'opinions positives et 52 % d'opinions négatives.

»La Repubblica», un quotidien de centre gauche, a le deuxième tirage de la presse quotidienne généraliste italienne. C'est l'un des rares titres n'appartenant pas à l'empire médiatique du chef du gouvernement.

Le journal attaque depuis plusieurs semaines Silvio Berlusconi. Il réclame que le chef du gouvernement s'explique sur plusieurs aspects sulfureux de sa vie privée, mis au grand jour par le divorce de son épouse.

Une prostituée rend visite à Berlusconi

Sur leurs sites web, «La Repubblica» et l'hebdomadaire «L'Espresso», du même groupe de presse, ont diffusé lundi des enregistrements de conversations présumées entre Silvio Berlusconi et Patrizia D'Addario. Cette hôtesse affirme qu'elle et d'autres femmes ont été payées pour se rendre à des fêtes au domicile romain de Berlusconi.

L'avocat de Silvio Berlusconi a dit que ces bandes étaient «le fruit de l'imagination», ajoutant qu'il était illégal de les diffuser ou les publier. Toutefosi, Silvio Berlusconi a confirmé qu'une femme s'est rendue à son domicile, mais assure qu'il ignorait qu'elle se prostituait.

Une des conversations rapportées implique également un homme d'affaire soupçonné par la justice de corruption et de liens avec la prostitution.

Cet homme est soupçonné d'avoir fourni des hôtesses payées pour tenter d'obtenir des appuis politiques pour une entreprise de Bari, ville des Pouilles dont Patrizia D'Addario est originaire.

Risques de chantage

L'opposition italienne souligne que le chef du gouvernement doit mettre de l'ordre dans sa vie privée. Elle rappelle qu'il existe un risque que lui-même ou son gouvernement se retrouvent soumis à des chantages. L'opposition relève également le contraste entre sa vie privée et ses positions publiques en faveur de la famille et de la religion.

Dans l'une de ces conversations, Mme D'Addario déclare à l'homme d'affaires qu'elle s'attendait à recevoir de l'argent mais n'en a pas reçu. Elle ajoute que Silvio Berlusconi lui a promis de l'aider à résoudre un problème avec une affaire immobilière dans le Sud.

Patrizia D'Addario a donné les enregistrements aux magistrats qui enquêtent sur l'homme d'affaires. (ap)

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