Kenya: La Cour suprême ordonne des recomptages
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KenyaLa Cour suprême ordonne des recomptages

Elle doit, aux termes de la Constitution, statuer d'ici samedi sur la validité du scrutin.

Le peuple kényan a élu Uhuru Kenyatta le 9 mars.

Le peuple kényan a élu Uhuru Kenyatta le 9 mars.

La Cour suprême kényane, saisie d'un recours sur la présidentielle du 4 mars, a exigé lundi le recomptage des bulletins dans 22 des quelque 32 000 bureaux de vote du pays, lors d'une audience publique.

«Un recomptage doit être effectué dans 22 bureaux de vote, le 26 mars de 08h00 à 17h00, dans un lieu désigné par le greffe», a déclaré l'un des six juges de la Cour suprême, Smokin Wanjala.

«Les résultats (du recomptage) devront être transmis (à la Cour) avant 17h00 le 26 mars. Toutes les parties sont invitées à nommer 10 représentants pour servir d'observateurs», a poursuivi le magistrat.

50,07 % pour Kenyatta

La Cour a également ordonné à la Commission électorale (IEBC) de lui remettre l'original papier de la liste électorale, utilisée pour le décompte des bulletins de la présidentielle après que de multiples pannes eurent empêché l'utilisation de la liste électronique prévue, a déclaré un autre des six juges, Njoki Ndung'u.

Uhuru Kenyatta été proclamé élu au premier tour le 9 mars par l'IEBC, avec 50,07 % des voix, ne franchissant que d'un peu plus de 8000 voix la barre de 50 % des votants exigée pour l'emporter sans second tour.

Le camp de Raila Odinga, arrivé deuxième avec 43,31 % des votants derrière M. Kenyatta, conteste la validité du scrutin devant la Cour suprême et a demandé l'annulation de «l'ensemble du processus électoral».

Accusation

Il souligne notamment les variations importantes du nombre d'inscrits dans certaines circonscriptions après la clôture de l'enregistrement sur les listes électorales.

MM. Odinga et Kenyatta ont dit qu'ils respecteraient la décision de la Cour suprême quelle qu'elle soit.

Les élections et la proclamation des résultats ont eu lieu sans incident notable, malgré les craintes d'un retour des violences sur lesquelles avaient débouché fin 2007 l'annonce de la courte défaite contestée de M. Odinga, à l'époque face au sortant Mwai Kibaki, soutenu alors par M. Kenyatta. Ces violences avaient fait plus de 1000 tués. (ats)

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