Genève: La course à la présidence du PDC vire à l'aigre
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GenèveLa course à la présidence du PDC vire à l'aigre

Des idées copiées, une direction pas assez neutre: l'animosité grandit entre les deux équipes qui convoitent la tête du parti.

par
Raphaël Leroy
Yves Magnin et Béatrice Hirsch s'affrontent depuis janvier.

Yves Magnin et Béatrice Hirsch s'affrontent depuis janvier.

Deux ans après une campagne interne qui avait déchiré le parti, le PDC vit-il une nouvelle fracture? C'est la question que l'on peut se poser, à l'heure où deux équipes s'affrontent pour prendre la relève de François Gillet à la tête du parti le 29 mars.

Sentiment d'animosité

Alors qu'elle avait débuté sous les meilleurs auspices, la course à la présidence vire à l'animosité pure et simple entre les clans. Certains ne s'adresseraient plus la parole, quand d'autres regrettent de voir leurs idées copiées par la concurrence.

«Il est possible que certains tombent dans l'excès et qu'il y ait des tensions, confirme le candidat Yves Magnin. Que des idées soient reprises n'est qu'un bien pour le parti!»

De l'autre côté, on réfute tout plagiat. «La première ébauche de notre programme a été élaborée en janvier alors que Yves Magnin n'avait pas encore déclaré sa candidature, indique Béatrice Hirsch. De plus, je ne connais pas son plan d'action. Si nous avons des points qui se ressemblent, c'est simplement que nous avons la même vision.»

Une direction partiale?

Dans ce climat, l'actuelle présidence est aussi soupçonnée de partialité envers Béatrice Hirsch, qui fait partie de l'équipe sortante. Une assemblée a même été organisée vendredi à Bardonnex, sans inviter Yves Magnin.

«Cela ne relève pas de la direction mais de l'association concernée, note François Gillet. Ces suspicions sont regrettables. Je ne privilégie aucune des deux équipes, qui possèdent chacune des personnalités de talent.»

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