La course contre la montre de l'«Homo mobilis»

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La course contre la montre de l'«Homo mobilis»

TRANSPORTS. Nous consacrons chaque jour une heure et demie à nos déplacements. Leur coût
ne cesse d'augmenter.

La route reste prioritaire pour l'écrasante majorité des voyageurs. Plus de quatre ménages sur cinq ont une voiture et 30% en ont au moins deux. Mais, entre 2000 et 2005, les distances parcourues en voiture sont pour la première fois restées constantes.

Dans le même temps, les relevés de l'Office fédéral de la statistique indiquent que les distances parcourues en train par personne ont augmenté de 19%. La hausse des prix a été beaucoup moins forte dans les transports publics que dans les transports individuels, plombés par les taxes et les hausses du prix du carburant.

L'an dernier, le parlement a adopté un fonds d'infrastructure destiné à financer des projets importants qui visent à résoudre les problèmes dans le trafic d'agglomération, à achever et à sécuriser le réseau des routes nationales et à maintenir l'infrastructure dans les régions de montagne et les régions périphériques. Les intempéries du mois d'août ont montré la fragilité des axes ferroviaires. Le réseau autoroutier est saturé aux heures de pointe sur les tronçons-clés pour les pendulaires, comme entre Lausanne et Genève ou entre Berne et Zurich. Les interfaces entre le trafic privé et les transports en commun manquent de véritables incitations. Le développement des infrastructures de transports repose sur quatre paramètres principaux: la mobilité, les coûts, la sécurité et l'écologie.

Martial Messeiller

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