Actualisé 04.12.2006 à 06:40

La Course de l'Escalade passe de la joie à la douleur

La course de l'Escalade a connu son premier drame en vingt-neuf éditions.

«Ce n'est pas la même gaieté que les années précédentes.» Jean-Louis Bottani fait partie des fondateurs de la Course de l'Escalade. Samedi soir, alors que les près de 24 000 concurrents avaient franchi la ligne, il a dû annoncer à son équipe qu'un décès, le premier de l'histoire de cet événement, avait eu lieu dans la catégorie hommes IV.

Un coureur de 51 ans s'est effondré en haut de la montée de la Pélisserie, lors de son dernier tour. Il en était à sa seconde participation (son temps était de 36'40'' en 2005). «Selon des témoins, il était totalement blanc lorsqu'il s'est affalé sur un spectateur», dit l'organisateur. L'intervention médicale, deux minutes plus tard, ne l'a pas sauvé. Il est décédé à l'hôpital. Pour les 18 kilomètres de la Course du Duc (parcours spécial lié aux 30 ans de la manifestation), les certificats médicaux seront obligatoires, rappelle Jean-Louis Bottani.

Ce décès a terni la fête. La manifestation mélange les sportifs affûtés à ceux du dimanche. «Toute la ville est dans la rue, cela donne une sacrée atmosphère», dit Martine. Cette habituée de Sierre-Zinal participe à sa première Escalade. Idem pour Julie, une Lausannoise de 27 ans: «C'est une grande fête familiale avec hot-dogs et frites.» Le parcours? «C'est dur, mais, venant de Lausanne, les montées ne m'ont pas impressionnée», dit celle qui s'est inscrite avec des collègues de travail.

Renaud Bournoud/David Haeberli

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