Libye: La CPI demande des précisions sur Seif al-Islam
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LibyeLa CPI demande des précisions sur Seif al-Islam

Les juges de la Cour pénale internationale ont demandé mardi aux autorités libyennes de leur indiquer «si et quand» elles avaient l'intention de leur livrer Seif al-Islam Kadhafi.

«La Chambre souhaite de la part des autorités libyennes, de toute urgence, des réponses aux questions suivantes, à savoir (...) si et quand les autorités libyennes ont l'intention de remettre Seif al-Islam à la Cour», indiquent les juges dans une ordonnance rendue mardi.

Les magistrats de La Haye souhaitent également savoir «si Seif al-Islam a été arrêté en vertu du mandat d'arrêt de la Cour» et «si l'information parvenue à la Chambre selon laquelle Seif al-Islam est tenu au secret est exacte».

Ils demandent aussi «quand et où» le greffier de la CPI ou l'un de ses représentants pourrait rencontrer le fils de Mouammar Kadhafi et «comment, quand et où» un expert mandaté par la Cour pourrait le rencontrer afin d'«évaluer son état physique et mental».

La CPI avait lancé le 27 juin un mandat d'arrêt contre Seif al-Islam, 39 ans, arrêté le 19 novembre dans le sud de la Libye et soupçonné de crimes contre l'humanité commis depuis le 15 février lors de la répression de la révolte populaire, qui s'est transformée en guerre civile (15 février-23 octobre).

Le Conseil national de transition (CNT) libyen avait informé la CPI, dans une lettre publiée le 24 novembre, que la Libye souhaitait juger Seif al-Islam.

De son côté, le gouvernement libyen a promis de mettre fin à la présence d'armes dans la capitale d'ici la fin de l'année, a déclaré mardi Abdelrazzak Abou Hajar, président du conseil local de Tripoli, après des violences ces derniers jours entre ex-rebelles.

«Le conseil de Tripoli a eu une réunion aujourd'hui avec le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et le gouvernement a promis de mettre fin à la présence d'armes à Tripoli d'ici le 31 décembre», a déclaré M. Abou Hajar.

Mesure récemment

«La réunion a eu lieu pour examiner la situation sécuritaire à Tripoli» après des violences constatées ces derniers jours», a ajouté le président du conseil local de Tripoli, une instance qui représente le CNT à Tripoli.

Le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib a ensuite donné mardi dans un communiqué reçu par l'AFP jusqu'au 20 décembre aux milices armées pour quitter Tripoli, sous peine de fermeture de la capitale à la circulation.

Des affrontements ont eu lieu ces derniers jours à Tripoli entre différentes factions de thowars (ex-rebelles).

Des Tripolitains ont commencé lundi à fermer à la circulation des avenues et routes pour protester notamment contre la présence de ces factions armées venues d'autres localités et qui avaient participé à la libération de Tripoli en août dernier mais n'avaient pas quitté la capitale. (afp)

Le gouvernement promet de désarmer Tripoli avant fin 2011

Le gouvernement libyen a promis de mettre fin à la présence d'armes dans la capitale d'ici la fin de l'année, a déclaré mardi Abdelrazzak Abou Hajar, président du conseil local de Tripoli, après des violences ces derniers jours entre ex-rebelles.

«Le conseil de Tripoli a eu une réunion aujourd'hui avec le Premier ministre Abdel Rahim al-Kib et le gouvernemment a promis de mettre fin à la présence d'armes à Tripoli d'ici le 31 décembre», a déclaré M. Abou Hajar.

Le gouvernement libyen a donné mardi deux semaines aux milices armées pour quitter Tripoli, sous peine de fermeture de la capitale à la circulation, dans un communiqué reçu par l'AFP.

Si le 20 décembre, «les milices ne quittent pas la ville, la population de Tripoli et le gouvernement fermeront la ville à la circulation», a indiqué le bureau du Premier ministre Abdel Rahim al-Kib.isant état d'un plan à l'initiative du Conseil local de Tripoli pour désarmer la capitale.

«Une manifestation aura lieu demain à 16h30 sur la place des Martyrs en appui aux initiatives des ministères de l'Intérieur et de la Défense, visant à nettoyer Tripoli des armes et de la présence inutile des milices. Il est prévu que d'autres manifestations se tiennent, avec plus de plus en plus d'ampleur, jusqu'au 20 décembre, a-t-il ajouté.

Cité dans le communiqué, le chef du Conseil local de Tripoli a exhorté les milices venues d'autres villes pour participer à la bataille de la «libération de Tripoli» à retourner chez eux.

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