03.03.2020 à 20:34

Suisse

La crainte d'être trop gros ne pèse pas lourd

Si la surcharge pondérale affecte plus les hommes que les femmes, peu d'entre eux cherchent de l'aide pour maigrir.

Pour recouvrer la santé, le recours à un spécialiste est crucial.

Pour recouvrer la santé, le recours à un spécialiste est crucial.

iStock/Image prétexte

En Suisse, 42% de la population est actuellement en surpoids et 11% est même obèse. La tendance est à la hausse: le nombre de personnes obèses a doublé depuis 1992, selon l'Office fédéral de la statistique.

Ce mercredi 4 mars, dans le cadre de la journée mondiale de cette affection, la Fondation suisse de l'obésité (Foso) tire la sonnette d'alarme. «Davantage d'hommes (51%) que de femmes (33%) sont touchés par l'obésité ou le surpoids en Suisse. Mais seuls quelque 10% d'entre eux cherchent aide et conseils auprès de nous», note Heinrich von Grünigen, président de la Foso.

Les pressions sociales pèsent moins sur la gent masculine, souligne la fondation. Les contraintes sociales en matière d'apparence s'exercent en effet surtout sur les femmes. La crainte d'être trop gros «n'apparaît guère chez les adolescents et les hommes», constate Heinrich von Grünigen.

Hommes et femmes égaux face aux risques

Or, les pathologies liées au poids sont identiques pour les deux sexes. Hypertension, diabète, troubles cardiovasculaires, problèmes articulaires, cancer ou encore apnée du sommeil ne varient pas en fonction du genre.

Pour recouvrer la santé, il faut généralement réduire massivement le poids corporel, souvent de 50 à 100 kg. Une aide et un suivi professionnels revêtent alors une importance cruciale.

Les centres de traitement de l'obésité actuels sont tous neutres à l'égard du genre, souligne la fondation, qui a participé au développement d'une charte demandant de déstigmatiser les malades.  (ats)

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