22.10.2020 à 08:32

SuisseLa crainte d’une faillite s’insinue dans l’esprit des CFO

La crainte principale demeure la pandémie en tant que telle, suivie par l’érosion de la demande qu’elle induit et les problèmes internes à l’entreprise.

Plus de la moitié des responsables financiers excluent une amélioration des perspectives économiques au cours de douze prochains mois.

Plus de la moitié des responsables financiers excluent une amélioration des perspectives économiques au cours de douze prochains mois.

KEYSTONE

Les défauts de paiement ou de crédit font pour la première fois irruption dans le recensement trimestriel des principales préoccupations des responsables financiers (CFO) d’entreprises en Suisse, diffusé jeudi par le cabinet de conseil Deloitte. Dans une période de pandémie propice à l’adoption du télétravail, la question de la cybersécurité gagne aussi en importance.

La crainte principale demeure la pandémie en tant que telle, suivie par l’érosion de la demande qu’elle induit et les problèmes internes à l’entreprise.

plus de la moitié d’entre eux excluent une amélioration des perspectives économiques au cours de douze prochains mois.

La reprise espérée pour l’été a fait long feu et le renouement avec des chiffres d’affaires d’avant l’éclatement de la crise n’est plus attendu qu’au troisième trimestre de l’an prochain, au lieu du premier partiel.

Effectifs réduits

La récente et fulgurante recrudescence de nouveaux cas de contaminations par le coronavirus en Europe illustre toutefois l’instabilité persistante de la situation. «Beaucoup dépend désormais des décisions politiques à venir, ceci est le cas aussi bien pour la Suisse que pour nos plus gros marchés d’exportation», souligne Michael Grampp, économiste en chef de Deloitte Suisse cité dans le rapport.

L’expert salue au passage les mesures adoptées par la Confédération – chômage partiel et crédits garantis notamment – pour stabiliser l’économie helvétique, mais souligne que leur persistance risque de maintenir artificiellement en vie des sociétés ne générant pas de profit ou ne créant pas de valeur.

Les mesures d’économie adoptées pour faire face à la situation exceptionnelle se sont concentrées sur les frais de déplacement, les dépenses promotionnelles, ainsi que des facteurs horaires. Un tiers des entreprises sondées a reconnu avoir déjà réduit leurs effectifs.

Si elle a fait bondir les craintes autour de la cybersécurité, la tendance au télétravail permet aussi aux responsables des cordons de bourses de réévaluer les besoins en surfaces de bureau de leurs entreprises respectives. Près d’une sur cinq a déjà procédé à des ajustements.

(ATS/NXP)

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