La crédibilité de Federer en jeu
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La crédibilité de Federer en jeu

Etrillé 6-1 6-3 6-0 par Rafael Nadal en finale à Roland-Garros, Roger Federer peut-il toujours se proclamer favori du prochain tournoi de Wimbledon?

Le Bâlois affirmait pouvoir oublier plus aisément un échec de cette ampleur qu'une défaite comme celle enregistrée en demi-finale de la Coupe Davis 2003 face à Lleyton Hewitt, lorsqu'il s'était incliné en cinq sets à Melbourne après avoir mené 7-5 6-2 5-3. L'homme aux douze titres du Grand Chelem gardera toutefois probablement longtemps à l'esprit le souvenir de cette finale.

Roger Federer est pour l'heure toujours le numéro un mondial. Mais sa chute pourrait être proche tant il parut dépassé dimanche sur le court Philippe Chatrier. "Tout le monde aurait subi la loi de Rafael Nadal", affirmaient de nombreux spectateurs neutres à l'issue de cette finale. Difficile de leur donner tort. Mais le Bâlois est-il désormais un joueur comme les autres ? Certainement pas, mais il n'est plus l'indiscutable maître du jeu qu'il était au cours des trois saisons précédentes.

En écrasant le droitier d'Oberwil dimanche, Rafael Nadal s'est offert un moral d'acier avant d'aborder Wimbledon. "Je vois bien à quel point Rafa progresse. Mais c'est l'avenir qui montrera s'il est plus fort sur gazon et sur dur. Cela dépendra des résultats", martelait Roger Federer, qui entamera son tournoi préféré avec une pression décuplée. Invaincu depuis 54 matches sur herbe (cinq titres consécutifs à Londres, quatre à Halle de 2003 à 2006), le Bâlois jouera sa crédibilité sur le mythique gazon londonien.

(si)

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