La crédibilité politique entamée, selon Merz
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La crédibilité politique entamée, selon Merz

Les remous autour du rapport de la Commission de gestion (CdG) sur le départ du procureur de la Confédération Valentin Roschacher ont écorné la crédibilité de la politique.

C'est ce qu'estime le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz dans un entretien publié vendredi dans le «Tages Anzeiger».

Le ministre des finances radical a cependant exprimé une certaine compréhension face à la vive réaction de son collègue UDC Christoph Blocher, qui s'est senti mal compris par la CdG. Il ne faut pas oublier que le lien de confiance entre Roschacher et le conseil fédéral était devenu fragile, a ajouté Hans-Rudolf Merz.

Le grand argentier a toutefois aussi souligné l'importance des institutions et de la séparation des pouvoirs. Elles sont constitutives de la stabilité politique. L'Appenzellois s'est par ailleurs dit préoccupé s'agissant du respect de la culture politique. L'UDC et le PS sont responsables d'une escalade avivée à coups d'affiches. «Au lieu d'évoquer des questions de fond, la Suisse entière ne parle plus que de plans secrets et de théories de complots. C'est mauvais», a regretté le radical.

Interrogé sur les derniers sondages et l'éventualité qu'il ne soit pas réélu au Conseil fédéral en décembre, Hans-Rudolf Merz a déclaré qu'il s'agit d'une possibilité, mais qu'il espère ne pas voir se réaliser. Il ne croit pas que le PDC décrochera davantage de sièges que le PRD au Parlement. Et même le cas échéant, on pourrait attendre la prochaine vacance radicale au gouvernement.

AP

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