Lausanne: La criminologie au chevet des parcs publics
Actualisé

LausanneLa criminologie au chevet des parcs publics

L'Observatoire de la sécurité a mandaté un prof de droit pénal pour évaluer des mesures de prévention.

par
Frédéric Nejad Toulami
Le parc devant le MUDAC est l'un de ceux qui posent le plus de problèmes d'ordre public.

Le parc devant le MUDAC est l'un de ceux qui posent le plus de problèmes d'ordre public.

Les correspondants de nuit ont commencé à arpenter divers lieux publics de la capitale vaudoise (lire «20 minutes» du 7 octobre). Le but: calmer les esprits de certains jeunes qui se réunissent dans des parcs et des parkings pour consommer bruyamment de l'alcool, au grand dam du voisinage. Sans omettre les déchets sauvages.

Cette expérience, budgétisée à 1,5 million sur deux ans, sera aussi évaluée pour connaître son efficacité. L'Observatoire lausannois de la sécurité a confié ce mandat au professeur André Kuhn. A la tête du Centre romand de recherche en criminologie de l'Uni de Neuchâtel, ce pénaliste nous a confirmé avoir déjà terminé la première période d'observation. «Notre recherche scientifique a débuté au début de l'été, dans deux lieux en plein air représentatifs, explique-t-il. La deuxième étape reprendra l'été prochain, quand ces correspondants de nuit agiront aux mêmes endroits et à la même période de l'année, pour une évaluation correcte.»

André Kuhn assure que les endroits où l'impact éventuel des intervenants sera analysé demeure secret: «Nous faisons un point de situation avant, puis un autre après, afin de voir si on constate une réelle différence, si tout cela a servi positivement à quelque chose.» L'évaluation sera rendue à la Municipalité au plus tard en automne 2017.

Insécurité analysée

André Kuhn a déjà travaillé par le passé avec l'Observatoire de la sécurité. Quand, par exemple, de nombreux toxicomanes occupaient les marches de l'église Saint-Laurent, au centre-ville piéton de Lausanne, il avait été appelé pour analyser le sentiment d'insécurité. «Nous avions constaté que des rues mieux éclairées n'augmentaient pas l'impression de sécurité», se souvient-il. Des gérances l'avaient aussi mandaté sur la vidéosurveillance.

Ton opinion