Ukraine: La crise peut faire pression sur le franc
Actualisé

UkraineLa crise peut faire pression sur le franc

Le président de la Banque nationale suisse estime que la crise que traverse l'Ukraine pourrait influencer le taux du franc.

Thomas Jordan est le président de la Banque nationale suisse.

Thomas Jordan est le président de la Banque nationale suisse.

Des crises telles que celle que traverse l'Ukraine déstabilisent les marchés financiers et compromettent la stabilité de l'économie mondiale. Selon Thomas Jordan, le président de la Banque nationale suisse (BNS), ces situations d'incertitude tendent à accroître la pression à la hausse sur le franc.

Jusqu'à présent, la crise a surtout affecté les marchés financiers et celui des matières premières, déclare le président de la BNS dans un entretien au quotidien «Basler Zeitung» de samedi. En outre, les devises des pays de la région concernée sont considérées comme sûres.

«S'il est possible de désamorcer le conflit bientôt, l'impact sera limité», ajoute M. Jordan. Les dangers de la crise ne sont toutefois pas à sous-estimer, d'autant que l'épicentre se trouve en Europe.

Malgré un renforcement significatif du franc suisse, la BNS n'est pas intervenue sur les marchés monétaires. Depuis septembre 2012, la BNS n'a pas eu à acheter de devises pour faire prévaloir le cours plancher, a-t-il rappelé.

Alerte maintenue dans l'immobilier

Concernant le marché de l'immobilier, le président de la BNS estime qu'il est trop tôt pour «sonner la fin de l'alerte». La dynamique du marché est certes enrayée, mais les prix continuent d'augmenter dans certains segments.

«La croissance des hypothèques est plus grande que celle du produit intérieur brut nominal. Cela s'applique aussi aux prix de l'immobilier», analyse-t-il.

C'est la raison pour laquelle la BNS a demandé que les banques doublent leurs fonds propres dans le domaine des crédits hypothécaires. Dès le 30 juin, elles seront tenues de faire passer de 1% à 2% la couverture en fonds propres de leurs créances hypothécaires.

Un mauvais signal? «Au contraire, il faut plutôt se demander si ces mesures sont suffisantes pour rééquilibrer le marché de l'immobilier.» (ats)

Barroso espère la paix

Le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso «espère toujours» un effort en vue d'une solution pacifique et négociée en Ukraine, a-t-il indiqué samedi à Athènes. Selon lui, l'Europe «ne veut pas de confrontation» à ce sujet.

Martelant le mot «paix» à au moins une dizaine de reprises, M. Barroso, qui participait à Athènes au 6ème sommet des régions et des villes, a expliqué que «le but» de l'Union européenne pour l'Ukraine était «très clair : c'est la paix, la stabilité et la prospérité».

Ton opinion