Allemagne: La croissance a brutalement ralenti
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AllemagneLa croissance a brutalement ralenti

Le produit intérieur brut allemand (PIB) n'a augmenté que de 0,1% au deuxième trimestre par rapport au premier, selon une statistique parue mardi.

Le coup de frein est plus brutal que prévu même si l'Allemagne fait un peu mieux que la France et sa croissance nulle.

L'annonce de cette contre-performance allemande coïncide avec une rencontre très attendue entre la chancelière Angela Merkel et le président Nicolas Sarkozy, devant se dérouler en fin d'après-midi à Paris. La réunion sera consacrée à la crise de la dette publique en zone euro.

Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires attendaient certes un ralentissement après un début d'année tonitruant pour l'économie allemande mais espéraient malgré tout une croissance plus élevée au deuxième trimestre, de 0,4%.

Au premier trimestre, la croissance s'affichait encore à 1,3%, a indiqué l'Office fédéral des statistiques (Destatis) dans un communiqué.

Chose inhabituelle pour un pays champion des exportations, le commerce extérieur a apporté une contribution négative au PIB allemand au printemps, c'est-à-dire que les importations ont dépassé les exportations, a relevé Destatis.

«La consommation privée ainsi que les investissements dans le bâtiment ont aussi freiné l'économie allemande au deuxième trimestre», a encore indiqué l'Office sans donner plus de précisions. Les détails du PIB seront publiés le 1er septembre.

En Espagne aussi

La croissance espagnole a ralenti au deuxième trimestre, selon les chiffres officiels, alors que le pays est attaqué sur les marchés dans un climat tendu, dû aux craintes de contagion de la crise de la dette en Europe. Le PIB a augmenté de 0,2% contre 0,3% au 1er trimestre.

Sur un an, la croissance au deuxième trimestre s'établit à 0,7%, a indiqué mardi l'Institut national de la statistique (Ine), confirmant les prévisions de la Banque d'Espagne. La croissance est tirée par «la demande extérieure, partiellement compensée par une contribution négative de la demande intérieure», selon l'Ine.

Cette faible croissance ne permet toujours pas de créer d'emploi, alors que l'Espagne affiche le taux de chômage (20,89%) le plus élevé parmi les pays industrialisés. Après une forte baisse en 2009, de 3,7%, le produit intérieur brut (PIB) espagnol s'est légèrement replié, de 0,1%, en 2010.

(ats)

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